vendredi, octobre 26, 2007

Incendies de forêt en Californie

California wildfires.jpg

Pendant plus de dix jours, la Californie du Sud a été ravagée par des incendies de forêt dévastateurs.

Durant l'été 2007, il y a eu une sécheresse record qui a complètement desséché la végétation des collines. Et puis, quand les incendies se sont déclarés, la Californie, un des états les plus puissants du monde, n'a rien pu faire face aux flammes omniprésentes. Pas plus que la Grèce au mois d'août.

Lake Mission Viejo.jpg

Il a fallu ordonner l'évacuation de 500 000 personnes. Il y a eu pour l'instant cinq morts, 40 blessés et mille cinq cent maisons détruites. Les dégâts sont évalués à un milliard de dollars.

Une des conséquences annoncées du réchauffement climatiques sont les incendies de forêt massifs. Les Etats-Unis sont en train de le réaliser.

Pour en savoir plus :
1. NASA Images of California Wildfires (NASA)
2. Fires in Southern California (Earth Observatory)
3. Wind fanned wildfires scorch California, half million evacuees (mercopress)
4. Fires rage on (Los Angeles Times)
5. Incendies de forêt en Grèce (Gaïa)

Crédit photos : NASA et Kevin Labianco

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samedi, octobre 13, 2007

Al Gore et le GIEC sont Prix Nobel de la Paix

Al Gore

Le Prix Nobel de la Paix a été décerné cette année à Al Gore et au GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), "pour leurs efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l'homme et pour avoir posé les fondements pour les mesures nécessaires à la lutte contre ces changements."

C'est, pour moi, sans doute le prix Nobel de la Paix le plus significatif depuis que cette distinction très honorifique existe.

En effet, le réchauffement climatique va amener des bouleversements considérables, avec des conséquences dramatiques sur les ressources en eau et en nourriture. Comme le faisait remarquer Nicolas Hulot, la démocratie est un luxe que peut s'offrir une société d'abondance. Dès que les ressources principales vont commencer à manquer sérieusement, tous ces beaux principes vont rapidement voler en éclats, et la démocratie risque de devenir un lointain souvenir.

L'accès aux sources énergétiques, le contrôle de l'approvisionnement en eau, etc. vont peut-être créer des affrontements entre les peuples et les états tout aussi sanglants que les guerres de frontières menées par les nations européennes aux XIXe et XXe siècles.

Le jury du Nobel l'a bien compris, et il a voulu lancer là un message fort aux gouvernements du monde entier pour que les problèmes liés au réchauffement climatique soient enfin pris en compte comme ils doivent l'être, c'est à dire de façon prioritaire.

Ce n'est que si on s'attaque sérieusement et massivement à la dégradation rapide de notre environnement qu'on sera en mesure de maintenir la paix.

Pour en savoir plus :
1. Le Nobel de la paix décerné conjointement à Al Gore et au GIEC (Le Monde)
2. Le climat et la paix (Le Monde)
3. Une vérité qui dérange (Gaïa)

Crédit photo : Eric Lee

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samedi, septembre 15, 2007

Le passage du Nord-Ouest est ouvert

passage du nord-ouest

Comme prévu, la banquise arctique continue à fondre à grande vitesse. Et, pour la première fois, le Passage du Nord-Ouest est ouvert : il est libre de glace.

Il est matérialisé en orange sur la photo satellite Envisat ASAR ci-dessus. Comme je l'avais dit à propos de l'effondrement de la banquise d'Ayles, ce passage va permettre la mise en place d'un transit maritime massif entre l'Europe et l'Asie, et la disparition de la faune arctique qui vit dans la région, dont les ours polaires.

Le trait en bleu sur l'image ci-dessus est le Passage du Nord Est, qui est encore partiellement bloqué au niveau de la Sibérie. Mais ce n'est que partie remise.

Northwest passage

En effet, la zone couverte par les glaces en septembre 2007 ne représente que 3 millions de kilomètres carrés. C'est 1 million de kilomètres carrés de moins que les précédents minimas observés en 2005 et 2006.

Sur les dix dernières années, la perte moyenne de banquise arctique a été de 100 000 kilomètres carrés par an. Une chute brutale d'un million de kilomètres carrés en un an confirme le "processus d'avalanche" et l'accélération brutale de la fonte de la calote polaire.

Et ceci va évidemment avoir des répercussions très importantes sur le climat de notre planète.

Pour en savoir plus :
1. Satellites witness lowest Arctic ice coverage in history (ESA)
2. Northwest Passage Nearly Open (NASA - 22 août)
3. Northwest Passage Nearly Open (NASA - 29 août)
4. Passage du Nord-Ouest (Wikipédia)
5. Arctic Sea Ice News Fall 2007 (The National Snow and Ice Data Center)
6. Arctic sea ice 'melts to all-time low' (The Telegraph)
7. La banquise se retrécit (Gaïa - octobre 2005)
8. La banquise arctique va disparaître l'été d'ici 2040 (Gaïa - décembre 2006)

Crédit photos : ESA et NASA

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dimanche, août 26, 2007

Incendies de forêt en Grèce

greece_fires

La Grèce est en flammes. Sur la photo ci-dessus, communiquée par la NASA le 25 août, on peut voir l'étendue des incendies, attisés par un fort vent du nord-est. Ces incendies sont les plus dévastateurs que la Grèce ait jamais connus.

Une des causes de ces incendies est la canicule exceptionnelle subie par l'Europe centrale cette année, en en particulier en Grèce. Bien que ce ne soit pas été très sensible ces dernières semaines en France, le réchauffement climatique est là, comme le confirme la carte du NOAA ci-dessous qui visualise les anomalies de température sur la période Janvier à Juillet 2007, comparée à la même période saisonnière sur les années 1961 à 1990 :

Temperature Anomalies Jan-July 2007

A part en Argentine, le réchauffement climatique est sensible partout.

Sur la période Janvier à Juillet, depuis que les enregistrements ont commencés en 1880 pour la température moyenne des terres émergées plus les océans, 2007 arrive au deuxième rang, ex-aequo avec 2002 et 2005.

Mais, si on ne considère que la température moyenne des terres émergées, la période Janvier à Juillet 2007 est la plus chaude jamais observée, comme vous pouvez le constater sur la courbe du bas du graphique ci-dessous :

Land mean temp

Le réchauffement climatique se confirme et s'intensifie. Comme prévu, cela s'accompagne, entres autres, d'incendies de forêts dévastateurs.

Pour en savoir plus :
1. Les feux ont tué 51 personnes en Grèce et menacent le site d'Olympie (Le Monde)
2. Climate of 2007 - July Global Analysis (NOAA)
3. Réchauffement climatique à fin mai 2007 (Gaïa)

Crédit images : NASA et NOAA

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dimanche, juin 17, 2007

Réchauffement climatique à fin mai 2007

Réchauffememnt Jan- Mai 2007.jpg

Le graphique ci-dessus illustre le réchauffement climatique terrestre sur la période janvier-mai 2007, par rapport à la même période sur une moyenne 1961 - 1990.

Comme on peut le constater, le réchauffement n'est pas uniforme. Il est plus marqué sur l'Europe et la Russie. Il y a même un refroidissement sur certaines zones du Pacifique nord et de l'océan Antarctique. Par contre, là où ça se réchauffe sérieusement, comme en Sibérie, on atteint des valeurs de + 5°C en moins de 20 ans ! Ceci ne fait qu'accélérer la fonte du permafrost, ce qui va libérer encore plus de CO2 et de méthane dans l'atmosphère.

Russia heat wave

Le 28 mai, la Russie a connu une vague de chaleur sans précédent. La température à Moscou a atteint 32.9°C. Le précédent record de température du mois de mai date de 1891 avec 31.8°C. C'est la première fois depuis 128 ans que la température à Moscou dépasse 30°C au mois de mai.

Pour en savoir plus :
1. Climate of 2007 - May in Historical Perspective (NOAA)
2. The Climate of 2007 (NOAA)
3. Extreme weather hits Europe and Russia (BBC news)
4. La fonte du permafrost va libérer des quantités massives de méthane dans l'atmosphère (Gaïa - 10 sept 2006)
5. 125 grands lacs arctiques disparaissent (Gaïa - 12 juin 2005)

Crédit image : NOAA

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samedi, juin 09, 2007

Réchauffement climatique : les conclusions du G8

G8 summit.jpg

Voici le texte officiel du communiqué final du sommet du G8 d'Heiligendamm concernant le réchauffement climatique, que je vous ai traduit en français :

"Changement climatique, efficacité énergétique et sécurité énergétique : Combattre le changement climatique est un des enjeux majeurs de l'humanité et il a le pouvoir de dégrader sérieusement notre environnement naturel et l'économie globale. Nous avons pris note du rapport récent du GIEC et de ses conclusions. Nous sommes convaincus qu'une action urgente et concertée est nécessaire et nous acceptons notre responsabilite de prendre l'initiative pour combattre le changement climatique. En ce qui concerne la détermination d'un objectif global pour la réduction des émission, dans l'approche sur laquelle nous sommes tombés d'accord à Heiligendamm incluant tous les émetteurs majeurs, nous prendrons sérieusement en considération les décisions de l'Union européenne, du Canada et du Japon qui incluent au minimum la réduction par moitié des émissions globales de CO2 d'ici 2050.

Nous avons convenu que la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) est le forum approprié pour négocier l'action globale future sur le changement climatique. Nous nous sommes engagés à progresser dans ce forum et nous lançons un appel à tous participer de façon active et constructive à la conférence de la CCNUCC qui aura lieu en Indonésie en décembre 2007 dans le but d'arriver à un accord post-2012 (post - Protocole de Kyoto) qui devra inclure tous les émetteurs majeurs. Pour faire face au défi urgent du changement climatique, il est vital que les principaux pays émetteurs tombent d'accord sur une contribution détaillée pour définir un cadre d'ici fin 2008 qui serait la base d'un accord d'un accord sous l'égide de la CCNUCC d'ici 2009. Nous réitérons la nécessité d'engagement des économies qui sont des émetteurs majeurs sur comment gérer au mieux le défi du changement climatique. Nous insistons sur le fait que toute action future doit être basée sur le principe de la CCNUCC des responsabilités et des capacités communes mais différentiées.

La technologie, l'efficacité énergétique et les mécanismes économiques, y compris les systèmes d'échange d'émissions ou les incitations fiscales, sont des éléments clé pour maîtriser le changement cliamtique et amélmiorer la sécurité de l'énergie. Nous avons réaffirmé les principes sur la sécurité de l'énergie que nous avions approuvés à Saint Pétersbourg. Dons notre discussion avec les pays émergents, nous avons affirmés que l'efficacité énergétique et la coopération technologique serait cruciales dans nos discussions futures."


Comme on peut le constater à la lecture de ce texte, il y a encore du chemin à faire. Mais au moins la prise de conscience est là, et le problème du réchauffement climatique est devenu incontournable pour les grands de ce monde. Même George W. Bush, qui avait déclaré il y a deux ans que Kyoto était un "accord pourri pour l'économie américaine" et qui n'avait fait aucune concession à Gleneagles a signé le texte que vous venez de lire.

Quand Al Gore, l'ancien vice-président américain, a appelé Nicolas Sarkozy au téléphone pour le féliciter au lendemain de son élection présidentielle, Nicolas Sarkozy lui a dit qu'il souhaitait reprendre son flambeau dans la lutte contre le réchauffement climatique. Si l'un des 8 membres du G8 est déjà acquis à la cause d'Al Gore, c'est une bonne nouvelle.

Pour en savoir plus :
1. Chair's summary (G8 summit 2007)
2. Au sommet du G8, accord a minima sur le climat (Le Monde)
3. Groupe des huit (Wikipédia)
4. 4° rapport du GIEC - conclusions du Groupe I (Gaïa)
5. 4° rapport du GIEC - conclusions du Groupe II (Gaïa)
6. 4° rapport du GIEC - conclusions du Groupe III (Gaïa)
7. Protocole de Kyoto (CCNUCC)
8. United Nations Framework Convention on Climate Change (CCNUCC)
9. Kyoto était un "accord pourri pour l'économie américaine" (Gaïa - 5 juillet 2005)

Crédit photo : REGIERUNGonline / Kühler

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dimanche, mai 27, 2007

4° rapport du GIEC - les conclusions du Groupe III

CO2.jpg

Les conclusions du Groupe III du 4° rapport du GIEC ont été présentées à Bangkok le 4 mai 2007. Vous pouvez les télécharger sous la forme d'un résumé en anglais.

Le point important de ce rapport c'est la teneur en CO2 de l'atmosphère, qui augmente plus vite que prévu.

Dans les années 90, le taux de croissance du CO2 était en moyenne de 1% par an. Entre 2000 et 2005, il est de 3%.

L'augmentation du CO2 était prévue par les modèles, elle est dûe à l'accroissement de la population mondiale et au développement industriel accéléré de pays comme l'Inde ou la Chine. Par contre, ce qu'on avait pas prévu, c'est que les plantes et les océans piègent moins de dioxyde de carbone que prévu, ce qui fait que le réchauffement est en train de s’emballer.

C'est d'ailleurs ce que vient de confirmer une étude du British Antarctic Survey. Les "puits de carbone" piègent la moitié du CO2 produit par l'activité humaine. L'Océan Antarctique y participe pour 15%. Cette étude montre que la capacité d'absorption de CO2 de l'Océan Antarctique arrive à saturation, et que l'acidité de l'Océan Antarctique risque d'atteindre la cote d'alerte bien avant 2050, comme on le pensait jusqu'à présent.

Le Professeur Chris Rapley, Directeur du British Antarctic Survey a déclaré : "Depuis le début de la révolution industrielle, les océans du globe on absorbé environ un quart des 500 gigatonnes de carbone émis dans l'atmosphère pas l'activité humaine. La possibilité que le réchauffement climatique puisse réduire la capacité d'absorption du CO2 dans l'Océan Antarctique (le plus puissant "puits de carbone") est à prendre très au sérieux."

Pour en savoir plus :
1. Climate Change 2007: Mitigation of Climate Change (IPCC WGIII - fichier .pdf)
2. 4° rapport du GIEC - les conclusions du Groupe II (Gaïa)
3. Les émissions de CO2 s'envolent depuis 2000 (Le Figaro)
4. Polar ocean 'soaking up less CO2' (BBC news)
5. Climate change affects Southern Ocean carbon sink (British Antarctic Survey)
6. L’Océan Antarctique absorbe moins de CO2 que prévu (notre-planete.info)

Crédit illustration : IPCC

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dimanche, avril 15, 2007

4° rapport du GIEC - les conclusions du Groupe II

ipcc_map.jpg

Le GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat), IPCC en anglais, est un groupe d'experts créé en 1988 par l'ONU. Il organisé en trois groupes de travail :

- Le Groupe I, qui étudie les principes physiques et écologiques du changement climatique
- Le Groupe II, qui étudie les impacts, la vulnérabilité et l'adaptation au changement climatique
- Le Groupe III, qui étudie les moyens d'atténuer (mitigation) le changement climatique

Le GIEC doit présenter son 4ème rapport sur le changement climatique cette année.

Le Groupe I a présenté ses conclusions le 2 février 2007 à Paris.

Le Groupe II vient de présenter ses conclusions le 6 avril 2007 à Bruxelles.

Les points forts de ce rapport sont les suivants :

- 75 à 250 milions de personnes pourront manquer d'eau en Afrique d'ici 2020.
- Les rendements agricoles pourront augmenter de 20% en Asie de l'Est et du Sud-Est, mais pourront décroître de 30% en Asie Centrale et en Asie du Sud.
- L'agriculture non irriguée pourra chuter de 50% dans certains pays africains d'ici 2020.
- 20 à 30% de toutes les espèces végétales et animales seront menacées d'exctinction si les températures s'élèvent de 1,5 à 2,5°C.
- Les glaciers et le couvertures neigeuses devraient se réduire, réduisant la disponibilité en eau douce des pays alimentés par l'eau des glaciers.

"Pour la première fois, on n'agite plus les bras sur la base de données empiriques issues de modèles, on peut vraiment les mesurer" a déclaré Martin Parry, co-chairman du Groupe II à une conférence de presse.

Si vous cliquez sur l'image qui illustre cer article, vous tomberez sur une carte interactive de la BBC (en anglais) qui détaille tous les points du rapport.

Pour en savoir plus :
1. IPCC WGII web site (IPCC)
2. Climate Change 2007: Climate Change Impacts, Adaptation and Vulnerability (IPCC WGII - fichier .pdf)
3. Billions face climate change risk (BBC news)
4. Stark picture of a warming world (BBC news)
5. Climate change around the world (BBC news)
6. Le quatrième rapport du GIEC - Groupe I (Gaïa)
7. IPCC Fourth Assessment Report (Wikipedia)

Crédit photo : BBC

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mercredi, mars 07, 2007

2006 : cinquième année la plus chaude jamais observée

Top warmest years


L'année dernière à la même époque, je vous annonçais que 2005 était l'année la plus chaude jamais observée.

Les résultats viennent d'arriver pour 2006 : elle arrive en cinquième position, et prend donc la place de 2004 qui tenait ce rang auparavant, derrière, dans l'ordre, 2005, 1998, 2002 et 2003.

Et voici donc ce que donne la courbe de température qui se trouve au chevet de notre planète, avec la température moyenne relevée pour 2006 :

Temperatures 1880_2006

Il s'agit là d'une température moyenne. Mais cette moyenne cache des situations bien différentes en fonction de l'endroit où l'on se trouve sur Terre. Voici la répartition de l'anomalie de température de surface pour 2006 :

2006 temperature anomaly

Ce diagramme montre l'écart de température constaté en 2006 par rapport aux moyennes de températures observées de 1951 à 1980, prises en référence. La valeur de l'écart en °C est donné par le code couleur de l'échelle en bas de l'image.

Comme vous pouvez le voir sur ce diagramme, le réchauffement est beaucoup plus prononcé dans la zone arctique où il avoisine les 3°C. Dans le même temps, il y a des endroits où l'on constate un réchauffement très faibles, voire un refroidissement, comme dans certaines zones océaniques coloriées en bleu.

James Hansen, directeur du NASA GISS, a déclaré : "2007 devrait être plus chaude que 2006 à cause du retour d'El Niño dans l'océan Pacifique et à cause de l'accroissement continu de l'émission de gaz à effet de serre par l'espèce humaine."

Pour en savoir plus :
1. 2006 Was Earth's Fifth Warmest Year (NASA)
2. Les 5 années les plus chaudes du siècle (Gaïa - 4 février 2006)
3. What is El Niño ? (NASA earth observatory)

Crédit illustrations : NASA

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mardi, février 13, 2007

Le colza est en fleur à Tokyo

Colza en fleur à Tokyo

La photo que vous voyez ci-dessus a été prise à Tokyo le 11 février 2007. On peut y voir du colza en fleur.

A Tokyo, il n'est toujours pas tombé de neige ce 11 février. C'est du jamais vu, au moins depuis qu'on tient des registres à jour, c'est à dire au moins depuis 1876. Le dernier record date de 1960 quand la première neige de l'année était tombée un 10 février.

A Tokyo, la moyenne des températures du mois de janvier a été de 7,6 °C, le troisième mois de janvier le plus chaud jamais enregistré.

Pour en savoir plus :
1. Snow breaks no-show record in Tokyo (stuff.co.nz)
2. Tokyo sets snowless record (Yahoo news)

Crédit photo : Kazuhiro Nogi

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samedi, février 10, 2007

4° rapport du GIEC - les conclusions du Groupe I

IPCC CO2

Vous pouvez voir ci-dessus l'évolution du taux de CO2 dans l'atmosphère sur les dix mille dernières années. Sur l'échelle de droite, vous avez l'incidence énergétique de l'effet de serre correspondant, exprimée en Watt par mètre carré.

Ce graphique est extrait du quatrième rapport du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) qui a été présenté à Paris le 2 février 2007. Le GIEC (IPCC en anglais) a été fondé en 1988 par l'ONU et est chargé d'étudier le changement climatique et en quoi l'homme y contribue. Le GIEC a déjà publié trois rapports, en 1990, 1995 et 2001.

La conclusion de ce quatrième rapport est que "l'essentiel de l'augmentation observée des températures moyennes depuis le milieu du XXe siècle est très probablement dû à l'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre engendrées par l'homme". Dans le langage du GIEC, "très probablement" signifie "avec une probabilité supérieure à 90 %".

IPCC Temperature

Sur le graphique ci-dessus, vous pouvez voir en noir l'évolution de la température terrestre globale (valeur moyenne sur dix ans - exemple : le point 2000 représente la moyenne 1995-2005). En bleu, vous avez la plage 5-95% pour 19 simulations de 5 modèles climatiques utilisant seulement l'incidence climatique climatique dûe à l'activité solaire et volcanique. En rose, vous avez la plage 5-95% pour 58 simulations de 14 modèles climatiques utilisant à la fois les incidences climatiques naturelles et humaines.

Pour faire simple : en bleu, c'est juste la nature, en rose c'est la nature plus l'homme et en noir c'est la réalité observée.

La conclusion est très claire : il y a réchauffement climatique, et l'homme en est responsable. Je pense que, enfin, la prise de conscience est en train de se faire, ce qui est une excellente chose.

Une fois que l'homme aura a compris ça, il n'aura plus qu'une question à se poser. Et maintenant, que faut-il faire ?

En fait, on n'a plus qu'une seule alternative : gérer ou subir. Mais si on ne se décide pas à gérer et très vite, il ne nous restera plus qu'à subir. Et là, ça va pas être drôle pour tout le monde ...

Pour en savoir plus :
1. IPCC Working Group I Fourth Assessment Report Summary 2007 (IPCC - fichier .pdf)
2. Working Group I : The Physical Basis of Climate Change (IPCC)
3. Les scientifiques entérinent la responsabilité de l'homme dans le réchauffement climatique (Le Monde)
4. Principales conclusions du rapport du GIEC : il faut agir d'urgence (Planète info)
5. Intergovernmental Panel on Climate Change (Wikipedia)

Crédit graphiques : IPCC

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samedi, janvier 20, 2007

Il a fait 21,8°C au Tibet



Il fait anormalement chaud en ce moment au Tibet.

Vendredi 5 janvier, on a relevé 21,8°C dans la province de Qamdo dans l'est du Tibet. C'est la plus haute température qu'on ait jamais relevée à cet endroit.

Partout ailleurs au Tibet les températures atteignent des niveaux jamais vu auparavant. A Lhassa, la capitale du Tibet qui se trouve à 3650 mètres d'altitude, il a fait 20,4°C le jeudi 4 janvier.

Pour en savoir plus :
1. Tibet sees record-breaking daily temperatures (Xinhua online)
2. Tibet's record temperatures spark climate change fears (Yahoo news)

Crédit photo : Frederic J.Brown

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dimanche, janvier 07, 2007

Les cerisiers sont en fleur dans Central Park

Cherry trees in Central Park.jpg


La photo que vous voyez ci-dessus a été prise le 5 janvier 2007 à Central Park à New York : les cerisiers sont en fleur.

Ce jour là, on a également battu le record de la durée la plus longue sans chute de neige. La dernière chute de neige la plus tardive à Central Park a été enregistrée le 4 janvier 1878. Le 5 janvier 2007, il n'avait toujours pas neigé. Et il n'est pas près de neiger : le 6 janvier, il a fait 22°C (72°F) à Central Park ce qui est un record absolu. Et les prévisions météo indique que ça va continuer ...

Voici à quoi a ressemblé l'automne 2006 à New York (vous pouvez cliquer sur la graphique pour avoir l'année entière):

NYC Weather.jpg

L'échelle des températures à droite est en degrés Farenheit. La bande en gris moyen représente les varaitions normales de température. Les bandes en gris clair représentent les records extrêmes (mini et maxi) jamais enregistrés pour un jour donné. Et les bandes en gris foncés représentent les mini-maxi enregistrés chaque jour à New York.

Comme vous pouvez le constater, on est quasiment jamais descendu en dessous de 0°C (32°F), et on est largement au dessus des moyennes saisonnières. Et ça n'a pas été un phénomène passager de quelques jours : ça fait trois mois que ça dure !

J'ai été passer Noël à New York. Je peux vous dire que ça faisait drôle de voir les gens se promener dans les rues en short et en tee-shirt un 23 décembre !

Pour en savoir plus :
1. 72-Degree Day Breaks Record in New York (The New York Times)
2. With Mild Winter, the City Revisits Fall Fashion and the Record Books (The New York Times)
3. Thursday's Forecast: Another Amazing Day (WCBS-TV New York)

Crédit photo : Stan Honda - Crédit graphique : The New York Times

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dimanche, décembre 10, 2006

Le réchauffement des océans pénalise la production de phytoplancton

Le phytoplancton est à l'origine de la chaîne alimentaire des océans. Si le phytoplancton baisse, ça a un impact majeur sur tout l'écosystème océanique, tant sur les poissons que sur les oiseaux marins.

el nino 1997.jpg

Regardez bien les images ci-dessus. L'image de gauche représente les anomalies de niveau d'eau et de températures dans l'océan Pacifique Est pendant l'événement "El Niño" en novembre 1997. L'image de droite montre au même moment la production de phytoplancton dans l'océan, mesuré grâce au satellite SeaWiFS. Les parties en vert sont riches en phytoplancton, et les parties bleues sont pauvres en phytoplancton.

la nina 1998.jpg

Les images ci-dessus montrent la même situation un an plus tard, en novembre 1998, lors de l'événement "La Niña".

En comparant les deux paires d'images, ce qui saute aux yeux, c'est ceci : plus la température augmente, plus la production de phytoplancton baisse.

Temperature and Productivity Anomalies, 1999 - 2004.jpg

Ceci a été synthétisé dans l'image ci-dessus par Michael Behrenfeld de l'Oregon State University. Il a compilé les données sur 5 ans, de 1999 à 2005. En haut, vous avez les variations de l'océan en température, et en bas les variations de production de phytoplancton. Comme vous pouvez le constater, la corrélation est parfaite : plus la température augmente, plus la production de phytoplancton baisse. Et pas qu'un peu. Dans certaines régions, ça baisse de plus de 50%.

La conclusion s'impose d'elle-même : le réchauffement climatique conduit déjà à une réduction de la production planétaire de phytoplancton. Ce qui va précipiter l'extinction des poissons de pêche marine prévue pour 2048.

Et il y a une autre conséquence : quand il se développe, le phytoplancton consomme du gaz carbonique, comme les forêts terrestres. S'il y a deux fois moins de phytoplanton produit, il y aura deux fois moins de CO2 piégé. Et donc cela va accélérer le réchauffement climatique en réduisant un phénomène régulateur très important du taux de CO2 dans l'atmosphère.

Pour en savoir plus :
1. Climate Warming Reduces Ocean Food Supply (NASA)
2. NASA Research Reveals Climate Warming Reduces Ocean Food Supply (NASA news)
3. Global Warming Will Reduce Ocean Productivity (Oregon State University)
4. Extinction des poissons de pêche marine d'ici 2048 (Gaïa)

Crédit illustrations : NASA

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samedi, décembre 09, 2006

Records de chaleur en Europe pour l’automne 2006

Temperature anomaly

Cet automne 2006 aura été exceptionnellement chaud dans toute l'Europe. par exemple, les anomalies positives de températures dépassent les 7 °C pour la semaine du 26 novembre au 2 décembre, comme le montre la carte ci-dessus.

Passons en revue les différents pays :

- en France l'automne est le plus chaud depuis 1950, avec une température moyenne supérieure à la normale de 2,9 °C, loin devant les automnes 2005 (+1,4 °C) et 2000 (+1,1 °C).

- la Belgique connait son automne le plus doux depuis 174 ans.

- en Suisse, l'automne est le plus chaud depuis 1864, date des premiers enregistrements systématiques de température. Il faut monter à plus de 2500 mètres d'altitude pour trouver des températures négatives.

- dans le centre de la Grande-Bretagne, les températures automnales n'ont jamais été vues depuis le début en 1659 de l'enregistrement des données météorologiques, soit le registre le plus ancien en Europe. La température moyenne estimée pour cette année est de 12,6 degrés Celsius, le précédent record avec 11,8 degrés datant de 1730 et 1731. Pour cette année et pour la globalité du Royaume-Uni, la température moyenne devrait être de 12,6 °C, battant le dernier record de 2001 (10,5°C).

- en Autriche, l'automne 2006 est le plus chaud jamais enregistré avec des températures de 1,5 à 2,5 degrés supérieures à la moyenne.

- en Allemagne, les températures automnales enregistrées cette année sont les plus élevées depuis 1901, avec une moyenne de 12 degrés entre septembre et novembre, soit 3 à 4 degrés de plus que la moyenne des relevés depuis le début du XXe siècle. La chaleur retarde l'entrée en hibernation des chauves-souris, et les oiseaux migrateurs n'envisagent pas leur départ vers le sud.

- en Pologne, les bruyères ont repris leur floraison dans les bois autour de Varsovie.

Enfin, rappelons nous : l'année dernière, septembre 2005 avait été le mois le plus chaud depuis 1880 au niveau des moyennes de températures relevées à l'échelle de la planète et octobre 2005 avait déjà battu des records de températures en France !

Pour en savoir plus :
1. L’Europe baignée par une (très) exceptionnelle douceur (Nouvel Obs)
2. Automne 2006 : records de températures battus en Europe ! (Planète info)
3. Coup de chaleur sur l'Europe (LCI)

Crédit image : NOAA

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jeudi, novembre 09, 2006

Sécheresse millénaire en Australie

Australia drought

J'avais déjà attiré votre attention sur le fait que l'année 2005 avait été la plus chaude jamais enregistrée en Australie.

Eh bien, c'est reparti en 2006. Là bas, c'est le printemps, et bien avant que la saison sèche de l'été arrive, la sécheresse est déjà exceptionnelle.

Mike Rann, le premier ministre d'Australie du Sud, a déclaré : "On nous a expliqué à la réunion de la gestion du bassin Murray-Darling que ce qui nous attend à présent, ce n'est pas une sécheresse centenaire, mais une sécheresse millénaire. Nous sommes maintenant en territoire inconnu."

drought in Australia

Comme vous pouvez le voir sur la carte ci-dessus, le déficit de pluie sur le bassin Murray-Darling, dans le sud-est de l'Australie est dramatique. Dans ce bassin se trouvent 30 rivières et des centaiens d'affluents, et ce bassin alimente 70% des terres agricoles irriguées d'Australie. Ces rivières pourraient se retrouver complètement à sec dans les 6 mois. Les récoltent de blé, d'orge et de colza pourraient chuter cette année de 60%.

Rappellons que l'Australie est, avec les Etats-Unis, un des états qui a refusé de ratifier le Protocole de Kyoto ...

Pour en savoir plus :
1. Australia suffers worst drought in 1,000 years (Guardian)
2. Australia drought sparks suicides (BBC news)
3. Expert says Australian drought is 'worst in 1,000 years' (Yahoo news)
4. Parched in Australia: Drought changes views on warming (International Herald Tribune)
5. First Minister's Briefing, River Murray System Drought [PDF 410Kb] (Murray-Darling Basin Initiative)
6. 2005 : l'année la plus chaude en Australie (Gaïa)

Crédit photo : Britta Campion Crédit graphique : AFP

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dimanche, novembre 05, 2006

On en est à 379,1 ppm de CO2

globe_temperature

En 2005, la teneur de l’atmosphère terrestre en dioxyde de carbone (CO2) a atteint des niveaux records, d’après le Bulletin sur les gaz à effet de serre publié vendredi 3 novembre par l’Organisation météorologique mondiale (OMM): les valeurs mesurées s’établissent à 379,1 parties par million (ppm), contre 377,1 ppm en 2004.

Voici ce que ça donne sur les 25 dernières années.

CO2 NOAA.jpg


On ne constate aucun fléchissement. Pire : si on regarde l'historique de la teneur en CO2 sur les 420000 dernières années, on constate qu'elle n'a jamais dépassé 295 ppm pendant 420000 ans !



En fait, elle varie entre 190 ppm pendant les ères glaciaires et 290 ppm pendant les périodes inter-glaciaires. Et nous, on en est déjà à près de 380 ppm !!! Ceci n'est jamais arrivé dans l'histoire de la planète. Au moins dans le dernier demi-million d'années ...

Les concentrations de dioxyde d'azote (N2O) ont atteint elles aussi des valeurs records en 2005, passant de 318,6 à 319,2 parties par milliard (ppb).

N2O.jpg


Fait remarquable, la teneur de l’atmosphère en méthane (CH4) est restée stable, à 1 783 ppb.

CH4.jpg


Et, enfin, mais ça, on le savait déjà la teneur en CFCs s'est stabilisée et est même en recul depuis la signature du Protocole de Montreal le 16 septembre 1987.

CFC.jpg


La NOAA publie un très intéressant index annuel des gaz à effets de serre qui synthètise l'influence combinée de tous ces gaz à effet de serre. En effet, il y a mille fois moins de méthane dans l'atmosphère que de gaz carbonique, mais comme le méthane a un effet de serre beaucoup plus puissant, son influence n'est pas négligeable. Voici ce graphique de synthèse.

aggi.jpg

Comme indiqué sur le graphique, 1990 est l'année de référence du Protocole de Kyoto. On attribue la valeur "1" à l'indice AGGI pour cette année là, et on en est déjà à 1,215. L'effet de serre est déjà 21 % plus puissant qu'en 1990 !

Il est plus que temps que Bush signe le Protocole de Kyoto, cet "accord pourri pour l'économie américaine" !

Pour en savoir plus :
1. Global Atmosphere Watch - Greenhouse Gas (World Meteorological Organization)
2. NOAA Annual Greenhouse Gas Index (NOAA)
3. Greenhouse gases hit record high (BBC news)
4. Le réchauffement de la planète (Gaïa)
5. La couche d'ozone se reconstruit lentement (Gaïa)

Crédit graphiques : NOAA

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dimanche, septembre 17, 2006

Le réchauffement climatique n'est pas dû au Soleil

sun


Une étude du National Center for Atmospheric Research démontre que les évolutions de la brillance du Soleil sont trop faibles pour expliquer le réchauffement climatique de la planète.

C'est une hypothèse qui avait été évoquée pour trouver une explication autre que celle de l'influence humaine. Mais cette hypothèse doit maintenant être écartée.

"Nos résultats impliquent que, durant le dernier siècle, le changement climatique dû à l'influence humaine dépasse très largement les effets du changement de la brillance du Soleil" déclare Tom Wigley, un des co-auteurs de l'étude publiée dans Nature le 14 septembre.

Conclusion : le réchauffement climatique est bien dû à l'homme.

Pour en savoir plus :
1. Changes in Solar Brightness Too Weak to Explain Global Warming (The National Center for Atmospheric Research)

Crédit photo : NASA

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jeudi, juillet 20, 2006

L'accroissement des feux de forêt dans l'ouest américain attribué au réchauffement climatique

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Une étude de la Scripps Institution of Oceanography démontre que le réchauffement climatique est à l'origine de l'accroissement sensible des feux de forêt dans l'Ouest des Etats-Unis. Les chercheurs ont utilisé les données des U.S. Forest Service et National Park Service pour analyser 1166 feux de forêt majeurs qui se sont produits entre 1970 et 2003. Et ils ont rapproché ces données avec les informations concernant la température et la fonte des neiges sur la même période.

Ils ont constaté un accroissement sensible vers 1987. Avant cette période, il y avait des incendies peu nombreux d'une durée moyenne d'une semaine. Après cette période, les incendies de forêt sont devenus beaucoup plus fréquents et d'une durée moyenne de cinq semaines. Ils ont constaté une nette corrélation entre les feux de forêt et le réchauffement climatique.

Leur conclusion est que le réchauffement climatique ne peut qu'aggraver cette situation dans les années qui viennent ...

Pour en savoir plus :
1. Warming Climate Plays Large Role in Western U.S. Wildfires (Scripps Institution of Oceanography, at the University of California, San Diego)
2. Warming and Earlier Spring Increases Western U.S. Forest Wildfire Activity (Science Magazine)
3. Warming and Earlier Spring Increases Western U.S. Forest Wildfire Activity (le fichier .pdf de l'étude)
4. Wildfires may be linked to global warming (Yahoo news)

Crédit photo : John McColgan

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samedi, mars 18, 2006

Les barrières de corail menacées de disparition



La photo ci-dessus a été prise le 22 février 2006 aux abords de l'île Miall dans les îles Keppel situées à 200 km au nord de Brisbane. " Je pense que le blanchissement du corail dans les îles Keppel a atteint 95 à 98%" a déclaré Ray Berkelmans de l'Australian Institute of Marine Science.

Ce blanchissement est dû à la montée de la température de l'eau. Le corail est un animal microscopique se construisant tout au long de sa vie une carapace qui, cumulée avec celle de ses millions de congénères, forme un récif corallien. Cependant, le corail seul ne pourrait pas vivre. Il fonctionne en réalité en étroite coopération, en symbiose avec un végétal microscopique : la zooxanthelle. Quand l'eau devient trop chaude, la zooxanthelle disparaît, et avec elle ses couleurs merveilleuses. Le corail essaye alors de survivre sans elle, tout seul enfermé dans le squelette blanc qui reste seul apparent. Si la température redescend suffisamment rapidement, la zooxanthelle revient et le corail peut survivre. Sinon ...

L'Australie vient de vivre son année la plus chaude jamais observée, et la température des mers a atteint 29°C, la limite de survie pour le corail.

Des épisodes de blanchissement global du corail ont déjà eu lieu en 1998 et en 2002. En 2002, entre 60 et 95% de la Grande Barrière de Corail a blanchi. La plupart du corail a survécu, mais à certains endroits plus de 90% du corail a été tué.

Une analyse de l'état du corail dans le monde a été réalisée par l'Australian Institute of Marine Science. Elle est accessible ici : Status of Coral Reefs of the World: 2004. Des destructions irréversibles de massifs coralliens dû au réchauffement climatique ont déjà eu lieu dans l'Océan Indien, en particulier aux Maldives, au Sri Lanka, au Kenya, en Tanzanie et aux Seychelles.

Le professeur Ove Hoegh-Guldberg de la Queensland University a déclaré : "Le climat change tellement rapidement que les barrières de corail n'arrivent plus à suivre ... la perte de cet écosystème serait terrible."

Pour en savoir plus :
1. Ghostly coral bleachings haunt the world's reefs (Reuters)
2. Action needed to save coral reefs (BBC news)
3. Status of Coral Reefs of the World: 2004 (Australian Institute of Marine Science)
4. Coral bleaching index (Australian Institute of Marine Science)
5. Coral Bleaching on the Great Barrier Reef (University of Queensland)
6. UQ researchers working to prevent a coral bleaching catastrophe (University of Queensland)
7. ReefBase : A Global Information System On Coral Reefs
8. 2005 : l'année la plus chaude en Australie (Gaïä)

Crédit photo : Damian Thomson

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