samedi, mars 18, 2006

Les barrières de corail menacées de disparition



La photo ci-dessus a été prise le 22 février 2006 aux abords de l'île Miall dans les îles Keppel situées à 200 km au nord de Brisbane. " Je pense que le blanchissement du corail dans les îles Keppel a atteint 95 à 98%" a déclaré Ray Berkelmans de l'Australian Institute of Marine Science.

Ce blanchissement est dû à la montée de la température de l'eau. Le corail est un animal microscopique se construisant tout au long de sa vie une carapace qui, cumulée avec celle de ses millions de congénères, forme un récif corallien. Cependant, le corail seul ne pourrait pas vivre. Il fonctionne en réalité en étroite coopération, en symbiose avec un végétal microscopique : la zooxanthelle. Quand l'eau devient trop chaude, la zooxanthelle disparaît, et avec elle ses couleurs merveilleuses. Le corail essaye alors de survivre sans elle, tout seul enfermé dans le squelette blanc qui reste seul apparent. Si la température redescend suffisamment rapidement, la zooxanthelle revient et le corail peut survivre. Sinon ...

L'Australie vient de vivre son année la plus chaude jamais observée, et la température des mers a atteint 29°C, la limite de survie pour le corail.

Des épisodes de blanchissement global du corail ont déjà eu lieu en 1998 et en 2002. En 2002, entre 60 et 95% de la Grande Barrière de Corail a blanchi. La plupart du corail a survécu, mais à certains endroits plus de 90% du corail a été tué.

Une analyse de l'état du corail dans le monde a été réalisée par l'Australian Institute of Marine Science. Elle est accessible ici : Status of Coral Reefs of the World: 2004. Des destructions irréversibles de massifs coralliens dû au réchauffement climatique ont déjà eu lieu dans l'Océan Indien, en particulier aux Maldives, au Sri Lanka, au Kenya, en Tanzanie et aux Seychelles.

Le professeur Ove Hoegh-Guldberg de la Queensland University a déclaré : "Le climat change tellement rapidement que les barrières de corail n'arrivent plus à suivre ... la perte de cet écosystème serait terrible."

Pour en savoir plus :
1. Ghostly coral bleachings haunt the world's reefs (Reuters)
2. Action needed to save coral reefs (BBC news)
3. Status of Coral Reefs of the World: 2004 (Australian Institute of Marine Science)
4. Coral bleaching index (Australian Institute of Marine Science)
5. Coral Bleaching on the Great Barrier Reef (University of Queensland)
6. UQ researchers working to prevent a coral bleaching catastrophe (University of Queensland)
7. ReefBase : A Global Information System On Coral Reefs
8. 2005 : l'année la plus chaude en Australie (Gaïä)

Crédit photo : Damian Thomson

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11 Comments:

Blogger Patrick said...

Dans le règne animal, l'extinction est la règle, la survie l'exception...

samedi, 18 mars, 2006  
Blogger Jack said...

Brutal, mais exact...
Quelles sont les chances de l'homme d'être l'exception?

dimanche, 19 mars, 2006  
Blogger Patrick said...

En réalité, il y a déjà eu une extinction d'un genre humain il y a 20 000 ans : les Néanderthaliens... Heureusement qu'il y avait les Sapiens pour prendre la relève... Mais là, quand on sera éteint, je ne vois pas bien qui prendra la relève - sinon les Robots...

dimanche, 19 mars, 2006  
Blogger Luc said...

@ Patrick : les fourmis, je pense ... (cf "Demain les chiens" de Clifford D. Simak)

dimanche, 19 mars, 2006  
Blogger Betty said...

Patrick, pourquoi ce "heureusement" il y avait les Sapiens ?.. "heureusement": pcq que nous sommes là à deviser, certes ! mais à l'échelle de l'univers quelle importance ? l'homme est un virus et sera illiminé un jour (+ ou - proche) car sa prolifération est sa mort, c'est ainsi le cycle de la vie !qu'importe...
Quand on dit sauvons la planéte il s'agit plutot de sauvons NOUS sur cette planete car avec ou sans nous la terre continuera de tourner.. (enfin jusqu'a la mort du soleil ou rencontre avec un météorite....)
Ne voyez aucun pessimisme dans mes propos je trouve ça d'une évidence et d'une logique rassurante...

PS : C'est le printemps ;-)

lundi, 20 mars, 2006  
Blogger Patrick said...

Aha... Bien vu Betty... Sauvons la planète pour nous sauver... Mais, au fait, pourquoi diable nous sauver ? Quels arguments me proposez-vous ?

lundi, 20 mars, 2006  
Blogger Betty said...

Pourquoi nous sauver ? Pur instinct de conservation ! Car ça n'a absolument aucun intérêt! Au contraire même ! Nous sommes la seule espèce totalement inutile sur cette planète. Nous ne faisons plus partie de la chaîne alimentaire et notre extinction n'entraînerait aucun déséquilibre pour les autres espèces - sauf peut être pour le caniche ou le bichon... mais je m'égare ;-) -

Ceci dit ce n'est pas pcq l'on est simplement de passage que l'on a le droit de tout saccager impunément. Personnellement je suis attachée à cette Terre comme un enfant à sa mère. La respecter et la protéger, pour moi, ce n'est pas pour lui survivre mais simplement un geste d'amour.

mardi, 21 mars, 2006  
Blogger Luc said...

Betty, je constate que, sur ce sujet, notre communion de vue est complète !!!! :-)

mardi, 21 mars, 2006  
Blogger Betty said...

@ Luc c'est bien pour cela que ce blog (et l'autre aussi) me fait écho et ma passionne. Alors au passage merci pour ces thémes riches, variés et interressants et merci de m'y avoir fait une petite place....

mardi, 21 mars, 2006  
Blogger Patrick said...

Ca ressemble un peu à un culte de la Terre, ce que je lis-là... Ca fait très "néopaïen"... Les Olmèques (moyenne Amérique antique) vénéraient la Terre-Mère... Les Lobi du Burkina Faso vénèrent la Déesse Terre... Pour les Egyptiens, c'était plutôt le Soleil (Râ).

Mais on nous a expliqué que tout ça, c'était des fadaises...

Ceci étant, Betty, si le respect de la Terre est un geste d'amour, alors il n'y a plus rien à expliquer ;-)

mardi, 21 mars, 2006  
Blogger Luc said...

Ca y est, je suis démasqué ! Effectivement, ce blog est un culte à Gaïa. Je cite Wikipedia :

Dans la mythologie grecque, Gaïa, Gaia ou Gè (en grec ancien Γαῖα / Gaĩa, Γαῖη / Gaĩê ou Γῆ / Gễ) est une déesse primordiale identifiée à la « Terre-Mère ». Elle est l'ancêtre maternel des races divines, mais enfante aussi de nombreux monstres.

Elle est largement évoquée dans la Théogonie d'Hésiode : au commencement est le Chaos, une profonde crevasse d'où émergent Gaïa (la Terre) et Éros (l'Amour).

Gaïa donne naissance dans un premier temps (sans intervention mâle) à Ouranos (le Ciel étoilé), Pontos (le Flot marin) et aux montagnes. Unie à Ouranos, elle donne ensuite naissance aux Titans et Titanides (divinités de très grande taille), ainsi qu'aux Cyclopes (bâtisseurs de murs colossaux, n'ayant qu'un œil au milieu du front) et aux Hécatonchires (monstres possédant cinquante têtes et cent bras). Ouranos obligeait Gaïa à garder leurs enfants en son ventre, sinon il les jettait dans le Tartare.

Le dernier des Titans (Cronos), finit par trancher les testicules de son père à l'aide d'une faucille de silex. Le sang d'Ouranos féconde alors Gaïa, laquelle infante les Érinyes, les Géants et les Méliades.

Fécondée ensuite par son fils Pontos, elle engendre les divinités marines primordiales : Nérée, Thaumas, Phorcys, Céto et Eurybie. Avec Tartare, elle donne naissance à Typhon et Échidna. D'autres maternités lui sont également attribuées.

mercredi, 22 mars, 2006  

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