dimanche, février 25, 2007

La côte recule à Happisburgh

Happisburgh

Sur la photo ci-dessus, vous pouvez voir l'évolution du retrait de la côte anglaise au niveau du village de Happisburgh, dans le Norfolk, sur les bords de la Mer du Nord. A gauche, la photo a été prise en 1986, au milieu en 1999 et à droite en 2003.

Dans la partie haute de la photo, vous pouvez observer que la route de la plage et les maisons qui la bordaient ont disparues. Et en bas de la photo, la majeure partie des maisons qui étaient en bord de mer on déjà disparues, quant aux maisons qui bordent la route en oblique, elles vont disparaître très prochainement, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, prise le 25 janvier 2007 :

Happisburgh houses

Sur la photo du haut, pour pouvez voir qu'il y avait des défenses en bois, qui avaient été construites suite à la tempête du 31 janvier 1953 où les eaux avaient monté de deux mètres sur la côte du Norfolk et qui avait causé la mort de 80 personnes. Eh bien, par une loi passée par le gouvernement britannique fin 2006, il a été décidé qu'on ne reconstruirait pas les barrières de protection qui, comme vous pouvez le voir sur la photo de droite en haut, ont complètement disparues.

Le gouvernement Britannique a donc décidé que ça ne valait plus le coup de dépenser de l'argent pour protéger la côte à Happisburgh. L'argument de Clive Bates, un des responsables de l'Environment Agency est le suivant : "En fait, quoi que nous fassions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, nous allons devoir faire face à une montée des eaux d'environ un mètre sur la côte est de l'Angleterre pendant les 100 prochaines années. Ou bien nous ne seront pas capable de défendre nos côtes, ou bien cela coûtera trop cher. Un des points les plus délicats pour nous est de décider où nous ne pourrons plus maintenir une défense côtière, et où il faudra dire aux gens de s'en aller."

Pour en savoir plus :
1. Happisburgh coastal erosion (CCAG)
2. Britain abandons coastline defense (Yahoo news)
3. The East Coast Floods of 1953 (EDP24)

Crédit photo : Environment Agency et Mike Page

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mardi, janvier 23, 2007

L'île Lohachara a disparu

Lohachara 1954

La carte que vous voyez ci-dessus date de 1954. Elle représente une partie de l'estuaire du fleuve Hûghlî (Hooghly en Anglais), qui est en fait un des bras du Gange qui vient se jeter dans le Golfe du Bengale. C'est sur les rives du fleuve Hûghlî que se trouvent Calcutta et Chandernagor ...

Au centre de la carte ci-dessus, vous pouvez voir 3 îles : Bedford, Lohachara et Ghoramara. Durant les 20 dernières années, les îles de Bedford et Lohachara ont été inondées de plus en plus fréquemment, et puis ont été inondées de façons permanente, et puis, finalement, elles ont disparues, comme vous pouvez le constater sur la photo ci-dessous.

Lohachara 2006

Il y a plusieurs causes : la montée des eaux, l'érosion côtière, les cyclones (moins fréquents mais bien plus puissants), la destruction des mangroves et les inondations côtières.

Il a fallu reloger 6000 familles qui vivaient dans ces deux îles.

Sur le graphique ci-dessous, tiré du Telegraph de Calcutta, vous pouvez voir les rivages d'une douzaine d'îles du golfe du Bengale en 1969 (bleu) et en 2001 (vert) :

vanishing isles

En 1999, deux atolls inhabités des îles Kiribati dans le Pacifique avaient déjà disparus : Tebua Tarawa et Abanuea. Des îles sont en cours d'évacuation dans le Pacifique et en Alaska (voir ci-dessous). Mais la disparition de l'île Lohachara marque une grande première qui a été officialisée en décembre 2006 par les chercheurs de l'université de Jadavpur à Calcutta : c'est la première fois qu'une île s'évanouit et entraîne la déportation de dix mille personnes.

C'est la première fois, mais pas la dernière.

Pour en savoir plus :
1. Disappearing world: Global warming claims tropical island (The Independent)
2. Qui se souviendra du dernier Noël de l'île de Lohachara ? (Standblog)
3. 22 yrs after deluge, they fear more (Kolkata newsline)
4. Lohachara Island (Wikipedia)
5. Lohachara (Google maps)
6. Quand la mer monte (Gaïa)
7. La montée des eaux a été sous-estimée (Gaïa)
8. That sinking feeling (The Independent)
9. Vanishing islands Displaced Climate casualties Underlying truth (The Telegraph - Calcutta)

D'autres îles en train de disparaître :
1. Shishmaref va être évacué (Gaïa - 15 octobre 2006)
2. L'évacuation des îles Tulun a commencé (Gaïa - 5 décembre 2005)
3. Tuvalu menacée par le réchauffement climatique (Gaïa - 23 novembre 2005)

Crédit photos : The University of Texas et Google maps

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samedi, décembre 16, 2006

La montée des eaux a été sous-estimée

wave

Dans son rapport de 2001, l'Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) avait indiqué que le niveau des océans allait s'élever de 4 à 88 cm en 2100 par rapport à 1990.

Stefan Rahmstorf du Potsdam Institute for Climate Impact Research a repris toutes les données de montée des eaux et de températures de l'atmosphère sur le 20ème siècle, et il a mis en évidence une relation entre le niveau de réchauffement climatique et la vitesse avec laquelle les eaux montent. Et, en appliquant ce nouveau modèle aux prévisions pour 2100, il trouve une élévation de 50 à 140 cm, donc bien plus élevée que les données publiées par l'IPCC en 2001.

Et le niveau des eaux a déjà cru de 20 cm pendant le vingtième siècle.

En tous cas, cette étude supplémentaire montre combien il est difficile de prévoir avec précision quel sera le niveau des océans à la fin du siècle. Ce qui est certain, c'est que ça va monter, et bien plus qu'au vingtième siècle. Mais de combien ...

Pour en savoir plus :
1. Faster Sea Level Rise? (Potsdam Institute for Climate Impact Research)
2. Sea level rise 'under-estimated' (BBC news)

Sur le même sujet :
1. Quand la mer monte (Gaïa - 25 novembre 2005)
2. L'eau des océans risque de monter de 6 mètres d'ici 2100 (Gaïa - 24 mars 2006)
3. Cartographie de la montée des eaux (Gaïa - 13 mai 2006)

Crédit photo : BBC

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dimanche, octobre 15, 2006

Shishmaref va être évacué

herbie-nayokpuk

Herbie Nayokpuk a 77 ans. C'est un artiste. Il est Esquimau Inupiak et a toujours vécu à Shishmaref, ce petit village au nord ouest de l'Alaska, au bord du détroit de Behring. Il fait des très belles sculptures qu'il est fier de nous montrer.

un-homme-conduit-son-fils.jpg

La vie est dure à Shishmaref, mais c'est leur vie, leur identité. Ca fait 4000 ans qu'ils vivent ici, sur leur île du bout du monde.

Shishmaref island

Cette île mesure 600 mètres de large sur 5 kilomètres de long, et elle est intégralement composée de permafrost, du sable gelé. Et, à cause du réchauffement climatique, le permafrost se dégèle, l'eau de la mer monte, et les tempêtes deviennent de plus en plus violentes.

Shishmaref

Alors le village s'effondre dans la mer progressivement, et le conseil du village a décidé d'évacuer Shishmaref pour aller s'installer à Tin Creek, à 18 kilomètres de Shishmaref plus à l'intérieur des terres.

Pendant que sur ce blog, nous débattons confortablement pour décider si oui ou non il y a un réchauffement climatique, Herbie Nayokpuk, lui, il fait ses valises, obligé de quitté son village où ses ancêtres ont vécu pendant quatre mille ans ...

Pour en savoir plus :
1. Le réchauffement de la planète fait fondre un village esquimau de l'Alaska (Yahoo news)
2. Melting Arctic Ice Forces Alaskan Village To Evacuate (All Headline News)
3. Mayor feels heat of global warming (The Columbian)
4. L'île de Shishmaref (Google maps)

Crédit photos : Gabriel Bouys et Google Earth

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samedi, mai 13, 2006

Cartographie de la montée des eaux



Comme je vous l'ai déjà dit ici, la mer monte suite au réchauffement climatique et à la fonte des glaces de l'Antarctique. Des prévisons récentent annoncent même une élévation des eaux des océans de 6 mètres d'ici 2100.

Alex Tingle a eu l'idée de rajouter à Google maps l'information de niveau de façon à visualiser le paysage en fonction de la montée des océans. Son site Flood Maps permet de visualiser n'importe quelle partie du globe et de choisir le niveau de l'océan.

L'image ci-dessus représente la Camargue avec une montée des eaux de 14 mètres. Si vous voulez voir ce qui risque de se passer là où vous habitez dans les décennies qui viennent, c'est ici : Flood Maps.

Pour en savoir plus :
1. Flood Maps (firetree.net)
2. Sea Level Rise on Google Maps (firetree.net)
3. Tuvalu menacée par le réchauffement climatique (Gaïa - novembre 2005)
4. Quand la mer monte (Gaïa - novembre 2005)
5. L'évacuation des îles Tulun a commencé (Gaïa - décembre 2005)
6. La glace de l'Antarctique perd 152 km3 par an (Gaïa - mars 2006)
7. L'eau des océans risque de monter de 6 mètres d'ici 2100 (Gaïa - mars 2006)

Crédit image : Alex Tingle via BoingBoing

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vendredi, mars 24, 2006

L'eau des océans risque de monter de 6 mètres d'ici 2100



Regardez l'image ci-dessus. A gauche, c'est la Floride telle qu'elle est aujourd'hui. A droite, c'est ce qu'elle pourrait être en 2100.

Les calottes glaciaires pourraient fondre à rythme beaucoup plus rapide que prévu, selon une étude du National Center for Atmospheric Research. Apparemment, on devrait se retrouver en 2100 dans la même situation qu'il y a 130 000 ans, quand le niveau des mers était 6 mètres plus élevé qu'à présent.

Six mètres c'est énorme. On ne parle plus en millimètres ou en centimètres, mais en mètres en moins d'un siècle. Pour info, le point culminant de l'île de Sein est à 6 mètres 50 ...

Par ailleurs, les chercheurs de Harvard University ont trouvé qu'il y avait de plus en plus de "tremblement de terre glaciaires" au Groenland. Des glaciers de plus de 10 kilomètres cube font des embardées à plus de 10 mètres à la minute sans prévenir, créant des tremblements de terre de magnitude 5.1 sur l'échelle de Richter. Ces tremblements glaciaires sont plus fréquents en été, et leur nombre a plus que doublé depuis 2002. Il y en a eu 182 entre janvier 1993 et octobre 2005.

Pour en savoir plus :
1. Arctic, Antarctic Melting May Raise Sea Levels Faster than Expected (The National Center for Atmospheric Research)
2. Global warming yields 'glacial earthquakes' in polar areas (Harvard University)
3. Institute for the Study of Planet Earth (University of Arizona)
4. Sea rise could be 'catastrophic' (BBC news)
5. Melting Ice Threatens Sea-Level Rise (Yahoo news)
6. Quand la mer monte (Gaïa)
7. La glace de l'Antarctique perd 152 km3 par an (Gaïa)
8. L'évacuation des îles Tulun a commencé (Gaïa)

Crédit photo : NASA/JPL-Caltech

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lundi, février 06, 2006

Le petit bois de Trousse-Chemise va disparaître



"Dans le petit bois de Trousse-Chemise, quand la mer est grise et qu'on l'est un peu, dans le petit bois de Trousse-Chemise, on fait des bêtises, souviens-toi, nous deux..." chantait Charles Aznavour en 1965.

Au nord de l'île de Ré le bois de Trousse-Chemise fut autrefois un paradis du bout du monde. Aujourd'hui, la réalité est tout autre : il est rongé un peu plus chaque année par l'océan à un rythme tel qu'il est voué à la disparition. Ainsi en 20 ans, il a reculé de 150 mètres, mais en 2 ans il a reculé de 30 mètres ! 6 ha sont ainsi menacés. A terme le petit bois romantique pourrait à jamais disparaître. La faute à l'océan, bien sûr, dont la montée du niveau n'est plus à démontrer et qui, lors des marées de fort coefficient, éclate à l'assaut des petites dunes.

Le petit bois de Trousse-Chemise, petite victime romantique du réchauffement climatique ...

Pour en savoir plus :
1. Le petit bois de Trousse-Chemise (France 3)
2. Y-a-t-il des solutions ? (Vidéo FR3 - fichier RealAudio)

Crédit photo : France 3

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lundi, décembre 05, 2005

L'évacuation des îles Tulun a commencé



Colitha Kasurna serre sa petite fille dans ses bras. Elle est à côté de sa nouvelle cabane sur l'île de Buka. Elle est une des premières réfugiées climatique de notre planète. Elle a dû quitter son île dans l'archipel Kilinailau.

Les îles Kilinailau (aussi appelées les îles Tulun ou les îles Carteret) se trouvent situées à 85 km au nord-est de l'île Bougainville, dans les Salomons.



L'archipel est composé d'un atoll de 16 km de diamètre, au centre duquel se trouvent 6 îles coraliennes (dont les îles de Han, Iagain, Iesala, Iolasa, et Piul).

Le niveau des eaux autour de ces îles s'élève continûment, et les 2000 habitants commencent à souffrir sérieusement de la faim, parce que les jardins sont envahis par le sel et deviennent incultivables. Il a donc été décidé de déporter les habitants sur Bougainville, 10 familles à la fois, étalée sur une période de un ou deux ans. En 1995, une vague a nettoyé le rivage des îles Piul et Huene. Et en 1995 également, l'île de Han a été complètement submergée.

Je vous avais déjà parlé du plan d'évacuation de Tuvalu, mais là, l'évacuation a déjà commencé !

Et ce n'est que le début. L'archipel de Takuu, à 160 km à l'est, est aussi en train de sombrer dans les eaux du pacifique, avec ses 2500 habitants ...

Pour en savoir plus :
1. Islanders face rising seas with nowhere to go (The Sydney Morning Herald)
2. Kilinailau (Tulun) Islands (Oceandots.com)
3. Islands battle rising seas for survival (Reuters)
4. Kilinailau (Tulun) Islands (John Seach)
5. Another Island Nation Sinking (Unknown Country)
6. Kilinailau (Tulun) Islands (Google maps)
7. Tuvalu menacée par le réchauffement climatique (Gaïa)
8. Quand la mer monte (Gaïa)

Crédit photo : Angela Wylie

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vendredi, novembre 25, 2005

Quand la mer monte

Dans un commentaire sur la note précédente, Patrick pense que c'est Tuvalu qui s'enfonce et pas le niveau des océans qui monte. Il a peut-être raison.

Pour faire le point, regardons l'évolution du niveau des océans sur les 20000 ans qui viennent de s'écouler :



On constate que le niveau des mers s'est élevé de 120 mètres en 12000 ans, et puis s'est à peu près stabilisé au niveau actuel il y a 8000 ans.

Mais si maintenant on examine l'évolution récente du niveau des mers, que constate-t-on ?



On constate que, après avoir été stable pendant près de 8000 ans, le niveau des mers recommence à monter depuis 1910. Oh, certes, on ne parle que de 20 centimètres en 100 ans, mais la tendance est là, et ça va plutôt en s'accélérant qu'en ralentissant.

Vingt centimètres.

Peut-être Patrick a-t-il raison, et cela ne suffit sans doute pas à engloutir une île dont le point culminant est à 5 mètres (cinq mètres) au dessus du niveau de l'eau. Mais peut-être aussi, c'est ce qui fait que les habitations deviennent systématiquement inondées à marée haute ...

Pour en savoir plus :
1. Global warming doubles rate of ocean rise (EurekAlert!)
2. Sea level rise (Wikipedia)
3. Accelerated rise in sea levels blamed on global warming (The Independent)
4. Sea level rise doubles in 150 years (Guardian)
5. Report: Humans impacting sea levels (CNN)

Crédit graphiques : Dragons flight

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mercredi, novembre 23, 2005

Tuvalu menacée par le réchauffement climatique



Tuvalu est un État polynésien, au centre de l'océan Pacifique, au sud de l'équateur et proche des Kiribati, indépendant depuis 1978. Il est constitué de neuf atolls coralliens dont huit sont habités.

Eh bien, ce petit état, un des plus petit du monde, se bat pour sa survie face à la montée des eaux, suite au réchauffement climatique. En effet, si l'eau des océans se réchauffe, grâce à la dilatation de l'eau, l'eau "gonfle", et donc le niveau des océans s'élève.

En 2001, le gouvernement de Tuvalu a annoncé que les îles, dont le point le plus élevé est de 5 m au-dessus du niveau de la mer, devraient être évacuées en cas d'augmentation du niveau de l'océan. Les îles de Tuvalu devrait avoir disparu dans cinquante ans.

Le 12 octobre dernier à Bonn, l'Institut pour l'Environnement et la Sécurité Humaine (des Nations Unies) a déclaré que le nombre des "réfugiés de l'environnement" sur notre planète devrait atteindre au moins 50 millions de personnes dans les 5 prochaines années.

Et le drame, c'est qu'aucun état n'a prévu quoi que ce soit pour faire face à ce problème. On l'a bien vu aux Etats Unis quand la Nouvelle Orléans a disparu sous les eaux. En tout cas, Tuvalu se prépare à évacuer ses 11600 habitants grâce avec un accord signé avec la Nouvelle Zélande, et ce n'est que le début. Sur Terre, près de 100 millions de personnes vivent dans des zones sous le niveau de la mer et/ou sont menacés par la montée des eaux.

Ce problème va être un enjeu majeur des 5 à 10 années à venir.

Pour en savoir plus :
1. Tuvalu (Wikipedia.fr)
2. Institute for Environment and Human Security (site officiel)
3. Islands battle rising seas for survival (Reuters)
4. Will Kyoto save Tuvalu? (Jeremy Williams blog)
5. Dealing with the displaced (Brandon Sun)
6. Ranks Of 'Environmental Refugees' Swell (Physorg.com)
7. Tuvalu on line

Crédit photo : The Presbyterian Church of Wales

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