dimanche, novembre 05, 2006

On en est à 379,1 ppm de CO2

globe_temperature

En 2005, la teneur de l’atmosphère terrestre en dioxyde de carbone (CO2) a atteint des niveaux records, d’après le Bulletin sur les gaz à effet de serre publié vendredi 3 novembre par l’Organisation météorologique mondiale (OMM): les valeurs mesurées s’établissent à 379,1 parties par million (ppm), contre 377,1 ppm en 2004.

Voici ce que ça donne sur les 25 dernières années.

CO2 NOAA.jpg


On ne constate aucun fléchissement. Pire : si on regarde l'historique de la teneur en CO2 sur les 420000 dernières années, on constate qu'elle n'a jamais dépassé 295 ppm pendant 420000 ans !



En fait, elle varie entre 190 ppm pendant les ères glaciaires et 290 ppm pendant les périodes inter-glaciaires. Et nous, on en est déjà à près de 380 ppm !!! Ceci n'est jamais arrivé dans l'histoire de la planète. Au moins dans le dernier demi-million d'années ...

Les concentrations de dioxyde d'azote (N2O) ont atteint elles aussi des valeurs records en 2005, passant de 318,6 à 319,2 parties par milliard (ppb).

N2O.jpg


Fait remarquable, la teneur de l’atmosphère en méthane (CH4) est restée stable, à 1 783 ppb.

CH4.jpg


Et, enfin, mais ça, on le savait déjà la teneur en CFCs s'est stabilisée et est même en recul depuis la signature du Protocole de Montreal le 16 septembre 1987.

CFC.jpg


La NOAA publie un très intéressant index annuel des gaz à effets de serre qui synthètise l'influence combinée de tous ces gaz à effet de serre. En effet, il y a mille fois moins de méthane dans l'atmosphère que de gaz carbonique, mais comme le méthane a un effet de serre beaucoup plus puissant, son influence n'est pas négligeable. Voici ce graphique de synthèse.

aggi.jpg

Comme indiqué sur le graphique, 1990 est l'année de référence du Protocole de Kyoto. On attribue la valeur "1" à l'indice AGGI pour cette année là, et on en est déjà à 1,215. L'effet de serre est déjà 21 % plus puissant qu'en 1990 !

Il est plus que temps que Bush signe le Protocole de Kyoto, cet "accord pourri pour l'économie américaine" !

Pour en savoir plus :
1. Global Atmosphere Watch - Greenhouse Gas (World Meteorological Organization)
2. NOAA Annual Greenhouse Gas Index (NOAA)
3. Greenhouse gases hit record high (BBC news)
4. Le réchauffement de la planète (Gaïa)
5. La couche d'ozone se reconstruit lentement (Gaïa)

Crédit graphiques : NOAA

Libellés : ,

21 Comments:

Blogger Patrick said...

Pour avoir une vue équilibrée du sujet, il serai bon de lire et de comprendre le point de vue d'un Géophysicien de renom, Claude Allègre. Vous pouvez lire son point de vue dans "Le Monde".

Pour ceux qui ne voudraient pas lire l'article in extenso, j'en reproduis ici quelques extraits :

""...plus les recherches climatologiques avancent, plus la vérité officielle apparaît fragile. L'eau est le principal agent de l'effet de serre, 80 fois plus abondant que le CO2 dans l'atmosphère, or on arrive difficilement à modéliser le cycle de l'eau, notamment parce qu'il est difficile de modéliser les nuages, de déterminer la proportion de cirrus (qui contribuent à réchauffer) et celle de stratus (qui refroidissent). Le rôle des poussières naturelles, industrielles et agricoles est également mal compris, notamment dans la nucléation des nuages. De la même façon, on constate que les teneurs en composés soufrés dans l'atmosphère ont décru depuis trente ans, mais on connaît mal leur rôle, alors qu'ils sont des agents potentiels de refroidissement. Il apparaît aussi que le rôle du Soleil a été sous-estimé. Sans parler des effets possibles du rayonnement cosmique galactique, comme viennent de le proposer, avec expériences à l'appui, des scientifiques danois.""

""On nous dit que 99 % des scientifiques sont d'accord ! C'est faux. Quatre-vingts scientifiques canadiens, dont beaucoup de spécialistes du climat, ont écrit au premier ministre pour le mettre en garde contre le prétendu consensus. En France, des scientifiques et ingénieurs m'écrivent pour dire que, mettant en doute la vérité officielle, ils ont été empêchés de s'exprimer. Enfin, l'article publié dans le Wall Street Journal du 12 avril, "Climat de peur", écrit par l'un des plus grands météorologues mondiaux, professeur au MIT, Richard Lindzen, raconte comment des scientifiques de talent ont perdu leur poste pour avoir contesté la vérité officielle, et comment d'autres ont perdu leurs moyens de recherche. Il ne parle pas de la campagne de calomnie que l'on a orchestrée pour le salir, l'accusant d'être à la solde des compagnies pétrolières, ce qui est infâme !""

""Cette manière de faire ressemble à celle qui eut lieu autrefois dans certains régimes et qu'on ne veut pas revoir dans le monde libre. L'épisode actuel n'est qu'une petite manifestation de cette pratique de dictature intellectuelle.""

Et de conclure : ""Je revendique le droit de dire que j'émets des doutes sur le fait que le gaz carbonique est le principal responsable du changement climatique.""

Va sans dire que je rejoins d'assez près le point de vue de notre Chasseur de Mammouth national !

dimanche, 05 novembre, 2006  
Blogger Luc said...

@ Patrick : Ce qui est justement très bien dans la démarche scientifique, c'est la notion de doute scientifique, et le fait que, quand on apporte un résultat, on le met sur la place publique, chiffres et démonstrations à l'appui. C'est en cela que l'approche scientifique diffère fondamentalement de l'approche politique (on se contente d'affirmer et de critiquer, c'est tout) et de l'approche religieuse (j'ai raison et tous les autres ont tort. Pourquoi ? Parce qu'il en est ainsi !).

Donc, la position de Claude Allègre m'intéresse : dès que tu arrives à mettre la main sur une quelconque de ses études un tant soit peu étayée prouvant que, pendant les 420000 années qui viennent de s'écouler il n'y a eu aucune corrélation entre la température de l'air et la teneur en CO2 de l'atmosphère, fais-moi signe !

Et je ne me contenterai pas que quelques affirmations péremptoires. J'ai bien parlé d'études étayées ... (comme toutes celles que je publie ici, avec à chaque fois un lien vers le document de référence)

dimanche, 05 novembre, 2006  
Blogger Patrick said...

L'ennui, Luc, et c'est ce que dénonce Claude Allègre, c'est qu'une étude sérieuse qui irait à contre-courant de la pensée unique n'a aucune chance d'être publiée, et quand bien même elle le serait, elle ne serait pas médiatisée.

Pourtant, et d'une certaine manière grâce à Al Gore, j'ai le sentiment qu'on est arrivé à une sorte de paroxysme, et qu'une réaction va se faire jour, à l'image de celle qu'exprime Claude Allègre. En rabâchant toujours le même thème, les médias finissent par lasser leur public, et ils vont se tourner vers les thèses dissidentes pour tenter de récupérer de l'audience.

C'est peut-être à la fin d'un tel processus que la raison va l'emporter sur la passion, et qu'on aura une vision plus juste de la situation...

Je prends ici l'occasion d'éclaircir un apparent paradoxe : Je m'affiche clairement comme un "sceptique" vis à vis de l'impact du CO2 dans le réchauffement ou des CFC dans le "trou" d'ozone. Et pourtant j'accueille favorablement les suggestions de l'Université de Princeton visant à réduire l'émission des CO2.

De la même manière que je ne défèque pas dans mon salon ni dans le salon de mes voisins, et que je n'urine pas dans les lieux publics, je considère qu'il n'est pas correct de polluer inconsidérément l'atmosphère ou notre environnement à tous. Je rapproche ça du concept de se gérer "en bon père de famille", ou simplement de vivre en bonne harmonie avec la société. C'est du bon sens, de la politesse, du respect, du civisme, appelez ça comme vous voulez *. Mais pour gérer les choses "en bon père de famille", nul besoin du battage médiatico-scientifico-politique auquel nous sommes soumis...

* toutes ces bonnes choses qui peut-être font moins partie de notre éducation que dans le passé, j'en conviens...

dimanche, 05 novembre, 2006  
Blogger Luc said...

@ Patrick : Bon, donc tu confirmes : Claude Allègre n'a aucune argumentation étayée, il se contente de dire que ce que les autres publient c'est des conneries, et c'est tout.

C'est donc bien un homme politique, plus qu'un scientifique.

Donc, jusqu'à preuve du contraire, on est tous bien d'accord que, depuis 420000 ans, il y a une très belle corrélation entre la teneur en CO2 et la température.

420000 ans, tu considères pas que c'est "statistiquement significatif", toi ?

Moi, si.

Si t'as encore des doutes, examine cette courbe ...

dimanche, 05 novembre, 2006  
Blogger Patrick said...

Très jolie courbe de régression, qui peut se lire dans deux sens : 1 / L'augmentation du taux de CO2 augmente la température du globe.
2 / L'augmentation de température du globe augmente le taux de CO2.

Ceci étant, Claude Allègre est Docteur es Sciences Physiques, membre de l'Académie des Sciences depuis 1995, a reçu trois prix scientifiques (1986 : prix Crafoord pour la géologie ; 1987 : médaille Wollaston ; 1994 : médaille d'or du CNRS), a écrit une vingtaine d'ouvrages scientifiques et de philosophie des sciences, et est Professeur à L'Institut de Physique du Globe à Paris. C'est un scientifique - et un citoyen engagé - au point d'accepter le difficile Ministère à siège éjectable de l'Education. En tant que tel, je lui reconnais volontier le droit "d'émettre des doutes sur le fait que le gaz carbonique est le principal responsable du changement climatique".

dimanche, 05 novembre, 2006  
Blogger cyril said...

Par les propos qu'il a tenu dans sa chronique de l'Express, Claude Allègre a justement mis la communauté scientifique Française en émois, en tirant à boulet rouge sur les résultats de climatologues reconnus. Ses dires, maladroitement étayés par des mensonges, sont jugés hors de propos, sans fondement, et aujourd'hui, les scientifiques qu'il donne en pâture afin de faire valoir des arguments alambiqués, et même ceux dont il utilise les résultats afin de se justifier, le taxent volontiers d'intégriste manipulateur.

De grands spécialistes du climat (rappelons que Claude Allègre n'en est pas un) ont défaussés ses arguments point par point (voir le résumé sur Le Monde : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-819374@51-816848,0.html). Il en ressort que son propos est un tissu de conneries et d'interprétations clairement erronées (indigne d'un scientifique qui se prétend d'une expertise de fait sur le sujet) mais subtilement agencées afin semer la confusion.

Le gars, qui fut un brillant géophysicien en son temps, est apparemment aujourd'hui, un robin des bois de pacotille en mal de notoriété, qui a bien compris que la polémique gratuite est un excellent biais pour attirer la couverture à soi.

lundi, 06 novembre, 2006  
Blogger Betty said...

@ Patrick : oui je connais bien le position de Allègre pour l'avoir lue et entendue aussi sur plusieurs radio.Je cherche à croiser l'info, en trouvant d'autres scientifiques d'accord avec lui... j'trouve pas (faut dire que je suis nullissime en anglais ça aide pas..) je vais peut être écrire à Claude Allègre pour lui demander plus de détails ! enfin quand je dit que je ne trouve pas ce n'est pas exacte. En fait je trouve tjs la même chose : les mesures ne sont jamais contestées, mais ensuite les commentaires diverges (parfois)
Moi je ne suis pas scientifiques je ne peux rien commenter mais quand je vois les chiffres quand même je m'inquiétes. Dire que c'est le réchauffement de la planéte qui fait augmenter le co2 ou le contraire, j'men fou ! ça chauffe quand même... et il faut bien faire qq chose !..
En même temps on est en processus qui est peut être "naturel" : A savoir la terre se débarrassant de son virus (notre prolifération est notre perte etc..) on peu choisir de laisser faire, c'est une thése défendable. On en a déjà parlé ici.
Mais il ne faut pas se faire croire que ça se passera en douceur.

lundi, 06 novembre, 2006  
Blogger Betty said...

réchauffement climatique entre mythes et réalités voici un lien vers un tres bon article - très dense, très clair et documenté

Luc, je ne savais plus trop ou mettre le lien, ici ou au bar ? vu qu'on en parle à tout les étages ! je te laisse gérer ça..

lundi, 06 novembre, 2006  
Blogger Luc said...

@ Betty : Non, ici c'est bien. Merci pour ce lien.

@ Cyril : Merci de nous avoir signalé cet article du Monde : Claude Allègre, scientifiquement incorrect, que Patrick va se dépêcher de lire, j'en suis sûr, et puis, dans son inifinie sagesse, il en tirera les (bonnes) conclusions qui s'imposent en ce qui concenre le "cas Allègre" !!!

:-)

lundi, 06 novembre, 2006  
Blogger Patrick said...

@Betty. Un bon article, que tu nous mets-là... Qui semble objectif et presque dénué de biais. Un article comme on en aimerait d'autres. Dans ses conclusions, il évoque le principe de précaution, pour le cas où en effet les émissions anthropiques seraient responsables :

""Autant la prudence s’impose concernant l’interprétation des résultats, car nous manquons de recul pour conclure, autant une prise en compte raisonnée du principe de précaution doit inciter, compte tenu de l'inertie des mécanismes en jeu, à engager dès à présent des mesures préventives concertées à l'échelle globale tels que le protocole de Kyoto ou d'autres dispositifs. ""

Voilà une formulation qui me semble raisonnable...

J'ai été très intéressé par le graphe relatif à l'activité solaire, dont on semble faire peu de cas dans les milieux "bien-pensants"... Pourtant, comme corrélation, ça se pose-là, vous ne trouvez pas ? Et à ceux qui auraient la réaction viscérale de ne pas la voir, cette corrélation, ou de mettre en doute la réalité du graphe, ou de se voiler les yeux pour ne pas regarder, ou de dire "ah, oui, mais non", je leur suggère de réfléchir à leur démarche intellectuelle...

lundi, 06 novembre, 2006  
Blogger Patrick said...

Claude Allègre revendique le droit de douter.

Si on lui refuse, alors nous acceptons d'être dans un système totalitaire, où une théorie est transfigurée en dogme imposé.

En des temps pas si lointains, les théories génétiques d'un certain Trofim Denissovitch Lyssenko ont été imposées par l'état soviétique. On se rappellera que Lyssenko avait vaguement inventé une théorie fausse de la génétique, mais agréable au communisme, en opposition aux lois de Mendel, jugées "bourgeoises". Ses courageux contradicteurs ont été arrêtés et sont morts au goulag.

Claude Allègre n'est ni arrêté ni envoyé au goulag, mais la haine que ses propos ont déclenché démontre qu'il ne fait pas bon mettre en doute les théories à la mode...

Moi, j'accueille très volontiers tous les points de vue, et je souhaite que tous puissent s'exprimer.

lundi, 06 novembre, 2006  
Blogger Patrick said...

Claude Allègre, il a le tort de dire des choses qu'il ne convient pas de dire. Comme "il faut dégraisser le Mammouth".

mardi, 07 novembre, 2006  
Blogger cyril said...

Patrick, il ne s'agit pas de remettre en cause le droit de Claude Allègre, ou de qui que ce soit, à douter. Personne ne le lui conteste d'ailleurs. Lui seul crie au complot, parce que c'est la seule ligne de défense (facile) qu'il lui reste.

Car c'est là que le bas blesse : Claude Allègre est à court d'arguments scientifiques pour justifier ses propos. Il a menti, soit involontairement ce qui témoigne de son incompétence scientifique sur le sujet, soit sciemment ce qui est bien plus grave.

Remettre en cause une théorie scientifique est une chose. Porter l'opprobre sur la véracité de mesures et de faits avérés en est une autre qui ne relève pas de la démarche scientifique. Bien sur, l'appareillage ou la méthodologie de mesure peuvent défaillir. Mais contester cela quand on ne propose rien en contrepoint, et quand chaque nouvelle publication ou campagne de mesure corrobore les précédentes, cela relève de l'obscurantisme.

Milles excuses si je préfère faire confiance à des spécialistes sans autres approches que celle de la science, plutôt qu'à des personnalités en quête de facing marketing et dont les arguments ne sont pas scientifiquement valides.


Tu dis :"Claude Allègre, il a le tort de dire des choses qu'il ne convient pas de dire. Comme "il faut dégraisser le Mammouth"."

Claude allègre a le tord de parler à tord et à travers de choses qu'il ne connaît ni ne maîtrise. A ce titre aussi, il relève plus de l'homme politique maladroit et imbus que du scientifique rigoureux.

mardi, 07 novembre, 2006  
Blogger Betty said...

@ Patrick : contente que cet article te plaise. Moi aussi j'apprécie la modération et la conclusion est très proche de ce que je pense - finalement on pense la même chose mais on l'exprime différement !
Voici un autre article sur un site que j'aime également consulter.
Al Gore prof. de Géo ?

mardi, 07 novembre, 2006  
Blogger Patrick said...

Cette polémique est sociétalement intéressante. Elle est devenue une sorte de querelle des Anciens et des Modernes, des Dreyfusard et des anti-Dreyfusards.

Bon. Un jour, je vous livrerai le fond de ma pensée, avec justement une perspective purement sociétale, qui met en jeu (en vrac) la poussée écologique, le tiers-mondisme, le lobby militaro-industriel mondial, le milieu scientifique, et la politique...

mardi, 07 novembre, 2006  
Blogger Luc said...

@ Patrick : "J'ai été très intéressé par le graphe relatif à l'activité solaire, dont on semble faire peu de cas dans les milieux "bien-pensants"..."

Détrompes-toi, les "milieux bien-pensants" se sont penchés sur ce phénomène bien évidemment, et ils ont conclut après des études approfondies sur le sujet que les évolutions de la brillance du Soleil sont trop faibles pour expliquer le réchauffement climatique de la planète.

Bon, là, je te parle d'études sérieuses, pas d'affirmations péremptoires à la Claude Allègre ...

Pour plus d'infos là-dessus, tu peux lire Le réchauffement climatique n'est pas dû au Soleil, que j'ai publié il y a deux mois ...

Hé hé hé ... :-)

mardi, 07 novembre, 2006  
Blogger Patrick said...

En contemplant les courbes, je ne trouve pas que celle relative au méthane soit très tranquillisante. Car la concentration en méthane a été depuis au moins 400 000 années comprise entre 300 et 800 ppm. Or, là on est à 1 800 ppm, soit plus de deux fois le maximum atteint il y a 100 000 ans, et cinq fois la valeur moyenne dans la période...

Ne devrait-on pas se préoccuper de ce point ? Autre façon de poser la question : pourquoi le CO2 qui progresse mollement (+30% par rapport aux maximas historiques)est-il mis en avant, et pas le méthane dont la progression semble proprement vertigineuse ? La courbe montrée par Luc laisse supposer une stabilisation. Quelle pourrait en être l'explication, alors que, à ma connaissance, on n'a rien fait pour infléchir la progression...

mardi, 07 novembre, 2006  
Blogger Luc said...

@ Betty : Merci pour ce nouveau lien sur Cafés Géographiques, très intéressant !

mardi, 07 novembre, 2006  
Blogger Luc said...

@ Patrick : "En contemplant les courbes, je ne trouve pas que celle relative au méthane soit très tranquillisante. Car la concentration en méthane a été depuis au moins 400 000 années comprise entre 300 et 800 ppm. Or, là on est à 1 800 ppm, soit plus de deux fois le maximum atteint il y a 100 000 ans, et cinq fois la valeur moyenne dans la période... "

Euh ... d'abord une rectification : les teneurs en méthane sont exprimées en ppb, pas en ppm. Donc, effectivement, pendant 400 000 ans, la teneur en méthane s'est tenue entre 0,3 et 0,8 ppm, et elle en train de se stabiliser à 1,8 ppm.

Et, le méthane étant beaucoup plus "efficace" que le CO2, même à 1,8 ppm, ça joue quand même, mais ça reste marginal par rapport au CO2 (voir le dernier graphique de mon article), donc, pas de quoi paniquer à priori ... pour l'instant ...

Alors, pourquoi le méthane a-t-il l'air de se stabiliser ? Eh bien parce que comme tu as pu le lire ici (et je sais que tu es un lecteur très attentif), la durée de vie du méthane dans l'atmosphère est faible. Environ une dizaine d'année. Donc, on produit du méthane, mais il se dissocie au fur à mesure. Donc, après une montée en puissance jusqu'à 1,8 ppm, on est actuellement à une altitude de croisière. Tout ce qu'on rejette est équilibré par ce qui se dissocie.

Mais ... en fait, il faut s'inquiéter effectivement. Non pas pour la courbe que tu contemples, mais par la "bombe à retardement" du permafrost qui va nous exploser à la figure dans les années qui viennent comme je le signalais au mois de septembre dans mon article La fonte du permafrost va libérer des quantités massives de méthane dans l'atmosphère.

Voici.

Vous reprendrez bien un peu de clafoutis ?

mardi, 07 novembre, 2006  
Blogger Betty said...

N.Hulot sur france-inter

Oui je sais vous allez penser que ça frole l'obsession... mais le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous comme dirait l'autre alors... Nicolas Hulot invité sur France inter ce matin ça résume tout, c'est évident, intelligent, bref à écouter...

PS : après promis j'arrête les liens...

mercredi, 08 novembre, 2006  
Blogger Patrick said...

A propos de "On en est à 379,1 ppm de CO2" :

Je suis en train de lire un livre sur un tout autre sujet, (il s'agit de paléontologie), qui insiste sur le fait que corrélation n'implique pas causalité. Si A et B sont corrélés, ça n'implique pas forcément que la cause de A soit B ni que la cause de B soit A. Il se peut qu'il y ait un facteur C, pas forcément apparent, qui cause à la fois A et B.

Donc, pour revenir au cas du CO2, on voit que CO2 et réchauffement semblent corrélés à l'échelle du profond passé, mais ça n'implique pas forcément une relation de cause à effet. Il peut y avoir un autre (ou d'autres) facteur(s) qui a(ont) entrainé à la fois une élévation du taux de CO2 et un réchauffement...

samedi, 26 mai, 2007  

Enregistrer un commentaire

<< Home