lundi, décembre 05, 2005

L'évacuation des îles Tulun a commencé



Colitha Kasurna serre sa petite fille dans ses bras. Elle est à côté de sa nouvelle cabane sur l'île de Buka. Elle est une des premières réfugiées climatique de notre planète. Elle a dû quitter son île dans l'archipel Kilinailau.

Les îles Kilinailau (aussi appelées les îles Tulun ou les îles Carteret) se trouvent situées à 85 km au nord-est de l'île Bougainville, dans les Salomons.



L'archipel est composé d'un atoll de 16 km de diamètre, au centre duquel se trouvent 6 îles coraliennes (dont les îles de Han, Iagain, Iesala, Iolasa, et Piul).

Le niveau des eaux autour de ces îles s'élève continûment, et les 2000 habitants commencent à souffrir sérieusement de la faim, parce que les jardins sont envahis par le sel et deviennent incultivables. Il a donc été décidé de déporter les habitants sur Bougainville, 10 familles à la fois, étalée sur une période de un ou deux ans. En 1995, une vague a nettoyé le rivage des îles Piul et Huene. Et en 1995 également, l'île de Han a été complètement submergée.

Je vous avais déjà parlé du plan d'évacuation de Tuvalu, mais là, l'évacuation a déjà commencé !

Et ce n'est que le début. L'archipel de Takuu, à 160 km à l'est, est aussi en train de sombrer dans les eaux du pacifique, avec ses 2500 habitants ...

Pour en savoir plus :
1. Islanders face rising seas with nowhere to go (The Sydney Morning Herald)
2. Kilinailau (Tulun) Islands (Oceandots.com)
3. Islands battle rising seas for survival (Reuters)
4. Kilinailau (Tulun) Islands (John Seach)
5. Another Island Nation Sinking (Unknown Country)
6. Kilinailau (Tulun) Islands (Google maps)
7. Tuvalu menacée par le réchauffement climatique (Gaïa)
8. Quand la mer monte (Gaïa)

Crédit photo : Angela Wylie

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14 Comments:

Blogger ess said...

ces premières vicitmes, elles sont loin, elles sont pauvres, elles sont isolées... on s'en fichie quoi.

continuons À réchauffer... snif.

lundi, 05 décembre, 2005  
Blogger Patrick said...

Soyons honnêtes. Tout indique que ces îles sombrent, mais que la raison n'a rien à voir avec la montée des eaux (et le réchauffement climatique) :

Carteret and Takuu lie at the intersection of two giant fault lines which routinely produce earthquakes of up to magnitudes seven and eight. While they seldom suffer damage to buildings from them since they are so small, the quakes are causing the islands themselves to sink.

Rien ne dit dans le post que la raison du naufrage est le réchauffement climatique, mais tout lecteur inattentif l'en déduit... Amalgame trompeur.

Encore une fois, le réchauffement (et Bush) ont bon dos - tous les malheurs de la terre leur sont attribués... Ce n'est pas de la science, c'est de la manipulation politique...

mardi, 06 décembre, 2005  
Blogger Luc said...

Oui, je sais, il y en a même qui prétendent que ces îles coulent parce que leurs habitants auraient pêché à la dynamite !!!

Je cite : However, Fred Terry, the director of the United Nations Development Project on Bougainville, said the destruction of reefs in the Carterets with dynamite might be the cause there.

"During the Bougainville conflict people went to the atolls to get away from it," Mr Terry said. "The islanders had all these extra mouths to feed and needed more fish. They have a history as reef destroyers."


Bon, soyons sérieux deux minutes. Si on attribue la disparition de ces îles au fait qu'elles soient situées sur une ligne de fracture, ça ne date pas d'aujourd'hui. Alors, le fait qu'elles aient décidé de disparaître juste là maintenant, plutôt que il y a 500 ans ou mille ans, c'est quoi, une coïncidence ?

(au passage, si tu regardes une carte marine, tu t'aperçois que toutes les îles du Sud Est Asiatique sont sur des zones de fracture, depuis Sumatra jusqu'à Bougainville !!!)

mardi, 06 décembre, 2005  
Blogger Jack said...

Bien oui justement, soyons honnêtes.
Vous devez connaître la théorie des points chauds.
En résumé, il y a juste sous la croute terrestre en particulier sous les zones océaniques des points chauds qui tels des chalumeaux, percent des volcans au fur et à mesure que la « tapis » de la croute terrestre défile au dessus d’eux.
Ces volcans sont d’abord très actifs, puis le point chaud s’éloignant, deviennent inactifs, dans les mers chaudes le corail colonise le volcan, puis la caldera finit par s’effondrer, il reste ce que l’on nome un atoll, qui est donc une formation corallienne.
Il faut creuser profond pour retrouver le socle basaltique.
(Voir les essais nucléaires souterrains à Mururoa)
Commence alors une lutte de vitesse entre l’affaissement du volcan et la capacité du corail à produire de la roche...
La fin est connue et toujours la même l’atoll disparaît, et dés que la lumière manque au corail pour survivre, l’histoire et consommée.
Le pacifique contient nombre de ces volcans effondrés.
Le fait qu’en se moment la mer monte est une simple accélération d’un phénomène d’ampleur géologique.
Souhaitons à ces îliens d’être bien accueillis sur les îles voisines.
D’autres iles coralliennes subirons le même sort, tandis que de nouveaux volcans s’élèvent du fond de l‘océan : la mort, la vie en somme.

mardi, 06 décembre, 2005  
Blogger Patrick said...

Jack, deviendrais-tu contestataire, toi aussi, devant le rouleau-compresseur réchauffiste et la tentative de prise de pouvoir des pseudo scientifiques ?

A ce propose, j'ai lu que le romancier Michael Crichton a commis un livre "State of Fear" dénonçant la supercherie réchauffiste... On le suspecte évidemment d'être Bushiste et sponsorisé par Exxon, Shell et consorts... "Crichton has written a book that deserves to be taken seriously" en dit "The New Yorker". Je ne l'ai pas lu, mais je pense que c'est une sorte d'anti "Le jour d'après"...

La vérité est sans doute à mi-chemin entre ces deux points de vue...

vendredi, 09 décembre, 2005  
Blogger Luc said...

Hé hé ...

Comme tu es un lecteur assidû de Chez Luc, tu as dû remarquer que le livre qui est apparu dans la case "en ce moment je lis :" pendant tout le mois de janvier était justement "State of Fear" de Michael Crichton, que j'ai lu avec beaucoup d'intérêt. (Mon cadeau de Noël de Caroline)

Il m'a d'ailleurs inspiré quelques notes "dubitatives" sur le réchauffement climatique dont tu dois te souvenir :
1. A propos des gaz à effet de serre
2. La planète se réchauffe (?)
3. L'effet de l'urbanisation sur la température

... Et d'ailleurs, si tu regardes bien, ces trois liens se trouvent sur Gaïa, dans la colonne de droite, sous la rubrique "rechauffement climatique".

Ceci dit, et avec le recul, je pense quand même que le réchauffement climatique, c'est "pour de vrai", quoi qu'en puisse dire Crichton, et même s'il est parfois plutôt convaincant !

vendredi, 09 décembre, 2005  
Blogger Jack said...

Patrick,
Je n’ai pas nié que le niveau de l’eau augmente, je rappelle simplement que le destin des atolls est l’effondrement. Tout comme la côte avance prés des estuaires et recule à d’autres endroits, dans tous ces cas le phénomène est heureusement assez lent pour que chacun puisse déguerpir à temps.
Quand aux causes du réchauffement j’ai quelques doutes, oui.
Le principal de ces doutes vient de l’aspect cyclique du climat lui-même, avéré bien avant l’avènement de l’ère industriel et la présence de l’homme.
Je sais aussi que l’humanité n’est qu’une péripétie à l’échelle géologique et que le moment venu, elle n’aura nul endroit où se réfugier.
(Sans aller jusqu’à l’échelle cosmique). Mais il lui restera toujours le royaume des cieux...

vendredi, 09 décembre, 2005  
Blogger Jack said...

Vous vous souvenez du trou dans la couche d'ozone, et bien c'est fini, il a suffit qu'on interdise les CFC et hop le trou a disparu...
Aujourd'hui en est-on vraiment si sûr ?
En tout cas, ce n'est plus un sujet à la mode.
.

vendredi, 09 décembre, 2005  
Blogger Patrick said...

Ah, tu as donc lu "State of Fear"... Ce qui explique en effet les quelques points d'interrogation ici et là dans tes articles... Je pense que c'est bien qu'il y ait une contradiction au mouvement réchauffiste - ce qui ne veut pas dire pour autant que les thèses de Crichton soient justes...

samedi, 10 décembre, 2005  
Blogger Patrick said...

Jack, le trou d'ozone, il était là, il est là, et il restera là, CFC ou pas CFC. Un jour, quelqu'un fera un beau livre bien documenté sur la supercherie scientifico-industrielle du trou d'ozone.

Pour comprendre cette affaire, il suffit d'appliquer le vieil adage policier "à qui profite le crime ?". En l'occurrence, il a profité à des scientifiques en mal de succès et de budget, et à des industriels en mal de vente de produits de substitution de CFC. Dans ce cas, le crime n'était pas prémédité, l'intrigue s'est nouée un peu par hasard. Mais au bout du compte, c'est bien ATOCHEM et consorts qui ont sponsorisé les pseudo-scientifiques "trouistes"... et qui ont obtenu le bannissement des CFC et l'adoption de leurs gaz de substitution brevetés (moins performants et plus chers et donc invendables sans cette cabale).

samedi, 10 décembre, 2005  
Blogger Patrick said...

Luc, tu avais cité une référence dans un article précédent Sea level rise, que j'ai finalement lu, et dont je recommande vivement la lecture. L'article de Wikipedia me semble bien documenté, et il montre que les causes possibles d'un changement de niveau des mers sont nombreuses et complexes, et qu'il est difficile d'attribuer une montée avérée du niveau des mers à une cause particulière...

La montée avérée du niveau des mers n'est donc pas une indication certaine d'un réchauffement de la planête...

samedi, 10 décembre, 2005  
Blogger papa81 said...

la raison est clairement le rechauffement climatique car cette population qui fuit a était classé refugié climatique. De plus il est malheureux de voir qu on les entasse dans des bidons ville . Pourrions nous moins consommer? nous qui vivons dans l opulence? Bien sur que non au contraire continuons a pillier la nature ; si c est la seule chance a la nature de survivre alors tuons nous , detruisons nous comme la race la plus intelligente soi disant que nous sommes..

samedi, 02 février, 2008  
Blogger Patrick said...

Papa81 dit : "la raison est clairement le réchauffement climatique car cette population qui fuit a était classé refugié climatique".

Euh, ça ne tourne pas un peu en rond, cette démonstration ?

Moi je dirais que c'est clairement la faute au phénomène d'érosion, qui a existé depuis que la terre existe ! Mais maintenant, on ne dit plus "érosion" qui fait ringard, on dit "c'est la faute au réchauffement climatique" qui fait tellement plus tendance !

Simplement, dans le temps, les gens évitaient de s'installer sur des terres sujettes à une érosion intense. Maintenant, la pression démographique et la misère fait que des populations s'y installent quand même, avec les conséquences que l'on voit...

Pour faire bien "tendance", je propose de supprimer le mot "érosion" dans les manuels scolaires. Nicolas Hulot et Al Gore seront ravis.

dimanche, 03 février, 2008  
Blogger papa81 said...

l erosion est une chose exact mais pas suffisante pour expliquer tout. les falaises de la manche s ecroule du a l erosion du calcaire, mais une ile qui "coule" n est pas un phenomene d erosion cher monsieur patrick, c est du a la montée des eaux forcement, puis les habitants qui doivent quitter cet endroit pour aller vivre dans des bidon_ville ne comprennent pas que cela est arrivée en une decenie

dimanche, 03 février, 2008  

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