samedi, décembre 10, 2005

Le réchauffement climatique dans les Alpes



Dans le Figaro de ce matin, il y avait un article explicant que l'industrie des sports d'hiver était menacée par le réchauffement climatique, et, à l'appui de cet article on pouvait voir le graphique ci-dessus, réalisé à partir de données de Météo France.

Il s'agit de la hauteur de neige au col de Porte (dans le massif de la Chartreuse en Isère) exprimée en cm et relevée chaque année pendant la deuxième décade de février, de 1960 à 2003.

La tendance à la baisse est tout de même difficilement discutable.

Et s'il y a de moins en moins de neige sur les 45 dernières années, c'est bien que le climat se réchauffe. Non ?

Pour en savoir plus :
1. Le marché de l'or blanc menacé par le réchauffement climatique (Le Figaro)

Crédit infographie : idé / Météo France

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6 Comments:

Blogger Patrick said...

Tiens, Météo France devient réchauffiste ?

Bon, alors voyons voir. J'ai repris les données des années 1960 à 1983, et fait une courbe de tendance linéaire (un coup d'Excel). Voir ici : 1960 - 1983. Ah, ben zut, la tendance est à la hausse, pas à la baisse !

Tout ça pour dire qu'on peut faire dire ce qu'on veut à n'importe quoi. Qu'on soit depuis une vingtaine d'années dans une période avec moins de précipitations en hiver est peut-être vrai - quoique le Col de Porte n'est pas forcément représentatif de toute la planête... Mais on voit aussi ça au Kilimandjaro qui présente moins de neiges éternelles depuis quelques années. Pourquoi ? Je n'en sais rien. Ce que je sais, c'est qu'une réponse du type "c'est la faute au CO2 et à Bush" est simpliste... et peut-être très fausse.

samedi, 10 décembre, 2005  
Blogger Patrick said...

A propos, le fait qu'il y ait moins de neige en février au Col de Porte veut dire qu'il y a moins de neige en février au Col de Porte.

La neige n'est pas forcément corrélée avec la température. Il peut faire un froid de canard sans qu'il neige ! La seule chose qui est sûre, c'est qu'il neige moins sur le Col de Porte depuis une vingtaine d'années. Mais si ça se trouve, la température moyenne des hivers au Col de Porte a baissé dans la même période !

En tous cas, pour le ski, le Col de Porte, ça n'a jamais été le pied. Mieux vaut Val d'Isère...

samedi, 10 décembre, 2005  
Blogger Jack said...

Çà c'est sûr, moins de neige peut signifier juste un hiver plus sec.
D’ailleurs c'est bien connu, il ne neige jamais abondamment par grand froid.

samedi, 10 décembre, 2005  
Blogger Luc said...

Bravo, les gars ! Je m'incline devant votre pragmatisme scientifique.

Tout d'abord, je suis bien d'accord avec Patrick : le fait qu'il y ait moins de neige en février au Col de Porte veut dire qu'il y a moins de neige en février au Col de Porte.

Et puis c'est vrai aussi que les courbes, on leur fait dire un peu ce qu'on veut : il suffit de bien choisir le point de départ et le point d'arrivée.

Et puis, je suis d'accord avec Jack : moins de neige peut signifier juste un hiver plus sec.

Ah, tiens, à propos : s'il neige de moins en moins, ça veut dire quoi, à votre avis ? (à part qu'il neige de moins en moins) ...

dimanche, 11 décembre, 2005  
Blogger Jack said...

Voici une preuve un peu plus tangible du réchauffement, encore que... On peut se demander depuis quel époque on prend tant de peine à observer nos amis à plume ? (tiré de la Salamandre)

NEW CLIMATIQUE Ça va chauffer
Le changement climatique affecte les oiseaux alpins. Depuis les
années 70, des espèces comme la mésange bleue, le serin cini, le
verdier et le merle noir ont élargi leur aire de nidification en altitude.
D’autres, par contre, disparaissent des massifs peu élevés. C’est le
cas du merle à plastron qui, dans les Alpes suisses, fuit la chaleur et
se réfugie désormais au-dessus de 1’900 m.
Station ornithologique suisse

dimanche, 11 décembre, 2005  
Blogger christophe said...

les quantités de neige ont diminué de 30% dans les Alpes du Nord de 1959 à 2008. Ce n'est pas qu'au col de porte. (données MF).
Toutefois la neige n'est pas un bon indicateur du changement climatique, tout comme les glaciers. Car ces phénomènes dépendent de plusieurs paramètres, la hausse des temp ne fait pas tout.
Il faut donc se méfier quand on relie certaines observations avec la théorie du RCA. La complexité ne se réduit pas à de simples relations primaires.

mercredi, 21 octobre, 2009  

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