samedi, septembre 15, 2007

Le passage du Nord-Ouest est ouvert

passage du nord-ouest

Comme prévu, la banquise arctique continue à fondre à grande vitesse. Et, pour la première fois, le Passage du Nord-Ouest est ouvert : il est libre de glace.

Il est matérialisé en orange sur la photo satellite Envisat ASAR ci-dessus. Comme je l'avais dit à propos de l'effondrement de la banquise d'Ayles, ce passage va permettre la mise en place d'un transit maritime massif entre l'Europe et l'Asie, et la disparition de la faune arctique qui vit dans la région, dont les ours polaires.

Le trait en bleu sur l'image ci-dessus est le Passage du Nord Est, qui est encore partiellement bloqué au niveau de la Sibérie. Mais ce n'est que partie remise.

Northwest passage

En effet, la zone couverte par les glaces en septembre 2007 ne représente que 3 millions de kilomètres carrés. C'est 1 million de kilomètres carrés de moins que les précédents minimas observés en 2005 et 2006.

Sur les dix dernières années, la perte moyenne de banquise arctique a été de 100 000 kilomètres carrés par an. Une chute brutale d'un million de kilomètres carrés en un an confirme le "processus d'avalanche" et l'accélération brutale de la fonte de la calote polaire.

Et ceci va évidemment avoir des répercussions très importantes sur le climat de notre planète.

Pour en savoir plus :
1. Satellites witness lowest Arctic ice coverage in history (ESA)
2. Northwest Passage Nearly Open (NASA - 22 août)
3. Northwest Passage Nearly Open (NASA - 29 août)
4. Passage du Nord-Ouest (Wikipédia)
5. Arctic Sea Ice News Fall 2007 (The National Snow and Ice Data Center)
6. Arctic sea ice 'melts to all-time low' (The Telegraph)
7. La banquise se retrécit (Gaïa - octobre 2005)
8. La banquise arctique va disparaître l'été d'ici 2040 (Gaïa - décembre 2006)

Crédit photos : ESA et NASA

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samedi, janvier 13, 2007

L'effondrement de la banquise d'Ayles

Ayles Ice Shelf 2.jpg

Dans l'après-midi de 13 août 2005, la banquise d'Ayles, au nord-ouest de l'île d'Ellesmere au Canada, s'est brisée, libérant un iceberg de 15 kilomètres de long sur 5 kilomètres de large que vous pouvez voir au centre de la photo ci-dessus. La glace à cet endroit mesure 37 mètres d'épaisseur. Vous pouvez voir ci-dessous la séquence de l'effondrement prise par satellite qui s'est produit en moins d'une heure.

Ayles Ice Shelf.jpg

Cet effondrement est le plus important qu'on ait constaté dans le Nord du Canada dans les 30 dernières années.

C'est vrai que ça s'est passé en août 2005, il y a un an et demi, mais personne ne s'en était aperçu. En effet, cette zone est très reculée, proche du nord du Groenland. Mais comme cet effondrement avait causé une onde sismique qui a été détectée par des stations se trouvant à 250 kilomètres de là, ils ont pu faire des recherches, et c'est seulement en décembre 2006, 16 mois plus tard, qu'il ont pu reconstituer l'événement en analysant les photos satellites de la région.

Bon, cet iceberg, avec seulement 15 kilomètres de long est assez ridicule comparé, par exemple au B15A qui s'est détaché de la banquise de Ross en Antarctique en mars 2000. Il mesurait, lui, 115 km de long !

Mais si l'effondrement de la banquise d'Ayles a causé autant d'émoi au Canada, c'est que cette banquise était vieille de 3000 à 4500 ans, et que c'était tout ce qui restait de cette banquise qui était 10 fois plus grande quand Robert Peary l'a traversée en 1906. Cette banquise était une des six qui restaient dans le nord du Canada.

Cette zone de banquise est en train de disparaître, avec la faune qui va avec. Elle va bientôt devenir un passage de transit maritime massif entre l'Europe et l'Asie, empruntant le fameux "Passage du Nord-Ouest" à la recherche duquel sont mort beaucoup d'explorateurs ...

Pour en savoir plus :
1. Ancient ice shelf breaks free from Canadian Arctic (CNN)
2. Gigantic new ice island cracks away from Canada and drifts off to sea (The Vancouver Sun)
3. Collapse of giant Arctic ice shelf 'incredible' (National Post)
4. Arctic ice shelf collapse poses risk: expert (CBC News)
5. Ice shelf collapse sends chill (The Gazette)
6. L'iceberg B15A s'est enfin brisé (Gaïa)
7. Passage du Nord-Ouest (Wikipédia)

Crédit photos : AP et University of Ottawa

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mise à jour du 17 janvier :

A consulter sur la banquise d'Ayles : Le vêlage du plateau de glace d'Ayles (Environnement Canada)

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jeudi, décembre 14, 2006

La banquise arctique va disparaître l'été d'ici 2040

sea-ice 2000.jpg

L'image ci-dessus représente l'étendue de la banquise arctique en septembre 2000.

L'image ci-dessous nous présente une prévision de ce que sera l'étendue de la banquise arctique pendant l'été 2040 d'après une étude de l'University Corporation for Atmospheric Research.

sea-ice 2040.jpg

Cette simulation, basée sur le Community Climate System Model indique que la banquise pourrait reculer brutalement pendant la période d'été d'ici quelques dizaines d'années.

On avait déjà mesuré que la banquise arctique fondait 10 à 15 fois plus vite qu'avant, et tout le monde avait été très surpris de constater que, cet été, on pouvait arriver en bateau au Pôle Nord, ce qui ne s'était jamais vu !

Cette simulation est une étude de plus qui vient confirmer la rapidité avec lequel le changement climatique est en train de s'opérer.

Ca veut aussi dire que les ours polaires sont condamnés à très brève échéance ...

Pour en savoir plus :
1. Abrupt Ice Retreat Could Produce Ice-Free Arctic Summers by 2040 (The National Center for Atmospheric Research)
2. Arctic Sea Ice Summer Minimum 1990 to 2049 (animation .swf UCAR)

Crédit images : UCAR

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dimanche, octobre 22, 2006

Le Groenland perd 100 milliards de tonnes de glace par an

main greenland icesheet

Dans une étude publiée dans Science le 19 octobre des chercheurs ont confirmé que le Groenland a perdu 100 milliards de tonnes de glace par an sur la période 2003 à 2005.

Cette étude a été effectuée sur la base des mesures de variation gravitationnelles réalisées par les satellites GRACE.

Sur les parties élevées du Groenland, au dessus de 2000 mètres d'altitude, ils ont observé un accroissement annuel de 55 gigatonnes de glace dû aux précipitations. Par contre, en dessous de 2000 mètres, ils ont observé une perte annuelle de 155 gigatonnes de glace, particulièrement autour du littoral sud-est, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus.

Le résultat net est donc que le Groenland a perdu 101±16 gigatonnes de glace par an sur la période 2003 à 2005. Vous pouvez voir sur le diagramme ci-dessous les zones où on constate un acroissement de la masse glaciaire (en orange) et les zones où on constate une fonte de la masse glaciaire (en bleu)

mass trend

Cette perte de 100 gigatonnes de glace par an est en rupture avec le presque équilibre observé dans les années 1990.

Donc, on récapitule : au Sud, la glace de l'Antarctique perd 152 km3 par an, et au Nord, la banquise arctique fond 10 à 15 fois plus vite qu'avant et les glaces du Groenland perdent 100 milliards de tonnes de glace par an. Je vous laisse conclure vous-même ...

Pour en savoir plus :
1. Greenland Ice Sheet on a Downward Slide (NASA)
2. Impact of Climate Warming on Polar Ice Sheets Confirmed (NASA)
3. Gravity satellites see ice loss (BBC news)
4. Recent Greenland Ice Mass Loss by Drainage System from Satellite Gravity Observations (Science magazine)

Sur le même sujet :
1. Effondrements dans la plateforme glaciaire Larsen-B (Gaïa - 6 août 2005)
2. La banquise se retrécit (Gaïa - 1 octobre 2005)
3. La glace de l'Antarctique perd 152 km3 par an (Gaïa - 4 mars 2006)
4. La banquise arctique fond 10 à 15 fois plus vite qu'avant (Gaïa - 14 septembre 2006)
5. On peut arriver en bateau au Pôle Nord ! (Gaïa - 21 septembre 2006)

Crédit photo et graphique : NASA

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dimanche, octobre 15, 2006

Shishmaref va être évacué

herbie-nayokpuk

Herbie Nayokpuk a 77 ans. C'est un artiste. Il est Esquimau Inupiak et a toujours vécu à Shishmaref, ce petit village au nord ouest de l'Alaska, au bord du détroit de Behring. Il fait des très belles sculptures qu'il est fier de nous montrer.

un-homme-conduit-son-fils.jpg

La vie est dure à Shishmaref, mais c'est leur vie, leur identité. Ca fait 4000 ans qu'ils vivent ici, sur leur île du bout du monde.

Shishmaref island

Cette île mesure 600 mètres de large sur 5 kilomètres de long, et elle est intégralement composée de permafrost, du sable gelé. Et, à cause du réchauffement climatique, le permafrost se dégèle, l'eau de la mer monte, et les tempêtes deviennent de plus en plus violentes.

Shishmaref

Alors le village s'effondre dans la mer progressivement, et le conseil du village a décidé d'évacuer Shishmaref pour aller s'installer à Tin Creek, à 18 kilomètres de Shishmaref plus à l'intérieur des terres.

Pendant que sur ce blog, nous débattons confortablement pour décider si oui ou non il y a un réchauffement climatique, Herbie Nayokpuk, lui, il fait ses valises, obligé de quitté son village où ses ancêtres ont vécu pendant quatre mille ans ...

Pour en savoir plus :
1. Le réchauffement de la planète fait fondre un village esquimau de l'Alaska (Yahoo news)
2. Melting Arctic Ice Forces Alaskan Village To Evacuate (All Headline News)
3. Mayor feels heat of global warming (The Columbian)
4. L'île de Shishmaref (Google maps)

Crédit photos : Gabriel Bouys et Google Earth

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jeudi, septembre 21, 2006

On peut arriver en bateau au Pôle Nord !

pole melting
Crédit image : EOS Aqua AMSR-E/Leif Toudal Pedersen

La semaine dernière, j'attirais votre attention sur le fait que la banquise arctique fondait 10 à 15 fois plus vite qu'avant, et en illustration, on comparait la calotte glaciaire arctique en 2004 et 2005.

Eh bien regardez la photo ci-dessus. A gauche, vous avez une image de la banquise prise le 24 août 2005, et à droite la même image prise le 24 août 2006. La partie rose représente la banquise "solide" à 100% de glace, et la partie jaune représente une zone "libre" où a on des morceaux de glace épars et dissociés. Voici un gros plan du 24 août 2006 :

pole melting close-up
Crédit image : EOS Aqua AMSR-E/Leif Toudal Pedersen

Ce qui a choqué les scientifiques dans cette image c'est que, pour la première fois, il aura été possible cet été au mois d'août d'atteindre le Pôle Nord en bateau ! Cest du jamais vu, et la fonte de la banquise Arctique se produit à une vitesse bien plus élevée que prévu.

polar bear
Crédit photo : Greenpeace/ Beltra

Les premières victimes de cette fonte de la banquise sont les ours blancs qui n'arrivent plus à se mouvoir sur la banquise en marchant dessus, et beaucoup se noient déjà ...

Pour en savoir plus :
1. Arctic summer ice anomaly shocks scientists (ESA)
2. Scientists shocked as Arctic polar route emerges (Yahoo news)
3. Polar bears drown, islands appear in Arctic thaw (Yahoo news)

Sur le même sujet :
1. La banquise arctique fond 10 à 15 fois plus vite qu'avant (Gaïa - 14 septembre 2006)
2. La banquise se retrécit (Gaïa - 1er octobre 2005)
3. Les ours polaires sont menacés par le réchauffement climatique (Gaïa - 27 décembre 2005)
4. La glace de l'Antarctique perd 152 km3 par an (Gaïa - 4 mars 2006)

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jeudi, septembre 14, 2006

La banquise arctique fond 10 à 15 fois plus vite qu'avant

warming_sea_ice

Regardez bien la photo ci-dessus : elle montre la fonte de la banquise boréale à exactement un an d'intervalle. A gauche, nous sommes le 21 décembre 2004, et à droite nous sommes le 21 décembre 2005.

Ces photos ont été prises avec le satellite QuikSCAT, qui a été mis en orbite le 19 juin 1999, et qui a été conçu pour surveiller l'évolution des océans et des banquises.

Dans un rapport rendu public le 13 septembre 2006, la NASA affirme que la banquise boréale fond beaucoup plus rapidement qu'avant. Sur la photo ci-dessus, on constate une réduction drastique de la banquise pérenne, en particulier dans la partie qui fait face à la Sibérie.

Pendant plus de 25 ans, la banquise Arctique a fondu à un rythme de 1,5 % tous les dix ans, soit 0,15% par an. Mais, sur les deux dernières années, la fonte s'est accélérée à un rythme 10 à 15 fois plus rapide. De 2004 à 2005, la quantité de banquise a chuté de 2,3%, et l'année dernière, elle a encore perdu 1,9 %, d'après Josefino Comiso, senior research scientist à la NASA.

J'avais déjà indiqué la menace que cette fonte fait peser sur les ours polaires. Claire Parkinson, de la NASA, indique que la population des ours polaires dans la zone de la baie d'Hudson a chuté de 1200 en 1989 à 950 en 2004, et que les ours d'aujourd'hui sont en moyenne 22% plus petits que ce qu'ils étaient avant.

Pour en savoir plus :
1. Arctic Ice Meltdown Continues With Significantly Reduced Winter Ice Cover (NASA)
2. NASA Sees Rapid Changes in Arctic Sea Ice (NASA JPL)
3. Winter Sea Ice Fails to Recover, Down to Record Low (NSIDC)
4. SeaWinds on QuikSCAT (NASA)
5. 'Drastic' shrinkage in Arctic ice (BBC news)

Sur le même sujet :
1. La banquise se retrécit (Gaïa - 1er octobre 2005)
2. Les ours polaires sont menacés par le réchauffement climatique (Gaïa - 27 décembre 2005)
3. La glace de l'Antarctique perd 152 km3 par an (Gaïa - 4 mars 2006)

Crédit photo : NASA

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mardi, avril 04, 2006

Le glacier d'Upsala


Crédit photo : Archivo Museo Salesiano (1928)/Beltra (2004)

Parmi toutes les photos de glaciers en train de disparaître suite au réchauffement climatique, la plus frappante est certainement celle que vous voyez ci-dessus. Elle montre le glacier d'Upsala, en Argentine, pris du même endroit en 1928 et en 2004.

Voici une autre vue de ce glacier, prise par un astronaute de l'ISS (International Space Station), le 5 février 2002.


Crédit photo : Astronaut Photography of Earth

Et pour ceux qui veulent mieux situer où se trouve ce glacier, le voici sur Google maps.

Ce glacier est en train de reculer à une vitesse de 200 mètres par an. Là aussi il y a débat. Il y en a qui soutiennent que ce retrait n'a rien à voir avec le réchauffement climatique ... Mais, bon. Regardez la photo d'en haut et concluez vous-mêmes.

Pour en savoir plus :
1. In pictures: How the world is changing (BBC news)
2. Glacier Upsala (Astronaut Photography of Earth)
3. Glacier Upsala (Google maps)
4. Le recul du glacier de Riggs (Gaïa)

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samedi, mars 04, 2006

La glace de l'Antarctique perd 152 km3 par an



Une étude de l'Université du Colorado vient de conclure que la masse glaciaire du continent Antarctique est en train de fondre à un rythme de 152 kilomètres cube par an (Pour être précis, la marge d'erreur du modèle utilisé situe la perte annuelle entre 72 et 232 kilomètres cube par an). Ceci correspond à une élévation du niveau des océans de 0,4 mm par an.

Cette mesure a été réalisée à l'aide des deux satellites GRACE (Gravity Recovery and Climate Experiment) lancés en 2002 par la NASA et par l'Allemagne.

Cette perte de glace a subi une accélération brutale en février 2002 avec l'effondrement de la plateforme glaciaire Larsen-B.

Cette étude est la première qui indique que la masse globale de la glace du continent Antarctique est en déclin. Elle contredit en particulier l'affirmation en 2001 de l'Intergovernmental Panel on Climate Change qui prévoyait au contraire une augmentation de la masse globale de glace à cause d'un accroissement des chutes de neige dans un contexte de réchauffement climatique.

Pour en savoir plus :
1. Antarctic Ice Sheet Losing Mass, According To CU-Boulder Study (University of Colorado at Boulder)
2. Antarctica losing ice to oceans (BBC news)
3. Melting Antarctic raising sea levels (The Independent)
4. Effondrements dans la plateforme glaciaire Larsen-B (Gaïa - 6 août 2005)
5. L'iceberg B15A s'est enfin brisé (Gaïa - 8 novembre 2005)
6. Le chant de l'iceberg B09A (Chez Luc - 29 novembre 2005)
7. Quand la mer monte (Gaïa - 25 novembre 2005)

Crédit photo de l'iceberg B-15A : Josh Landis

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mardi, décembre 27, 2005

Les ours polaires sont menacés par le réchauffement climatique



Les ours polaires doivent attendre que la banquise se reforme chaque automne pour qu'ils puissent à nouveau aller chasser le phoque. Si les émissions de gaz à effet de serre continuent au rythme actuel, la banquise va fondre et ne reviendra plus. L'ours polaire verra alors son habitat disparaître, et lui avec.

Le 16 février 2005, le Center for Biological Diversity a déposé une demande officielle après du U.S. Fish and Wildlife Service pour déclarer l'ours polaire "espèce menacée" et qui de ce fait doit être protégé par les U.S.A. au titre du Endangered Species Act.

Depuis, aucune réponse de l'administration Bush, qui aurait dû statuer dans les 90 jours qui ont suivi la demande.

Donc, le 15 décembre 2005, The Center for Biological Diversity, The Natural Resources Defense Council et GreenPeace USA ont déposé une plainte officielle contre l'administration Bush auprès du U.S. District Court à San Francisco. Les Etats Unis, qui ont refusé de ratifier le protocole de Kyoto émettent 25% des gaz à effets de serre de la planète.

La population des ours polaires a déjà décliné de 14% entre 1995 et 2004. S'ils réussissent à faire déclarer l'ours polaire espèce menacée, ce sera le premier mammifère à être déclaré officiellement en danger à cause du réchauffement climatique.

Pour en savoir plus :
1. Polar Bears May Become Extinct Due to Global Warming (The Center for Biological Diversity)
2. Conservationists file lawsuit to protect polar bear under endangered species act (The Center for Biological Diversity)
3. Endangered species: Conservationists call for new polar bear protections (The Natural Resources Defense Council)
4. Conservationists File Lawsuit to Protect Polar Bear Under Endangered Species Act (GreenPeace USA)
5. Green groups sue U.S. to protect polar bears (Reuters)
6. Bush administration changes science on polar bear impacts to suit Arctic drilling (The Natural Resources Defense Council)

Crédit photo : Thomas D. Mangelsen

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mardi, novembre 08, 2005

L'iceberg B15A s'est enfin brisé

L'iceberg B15A, c'est un iceberg monstrueux, qui mesure, tenez-vous bien, 115 km de long ! Et B15A, c'est un morceau de B15, qui était grand comme la Jamaïque, et qui s'est détaché de la banquise de Ross en mars 2000. Puis B15 s'est cassé en deux, et, depuis lors, B15A erre autour de l'Antarctique et casse tout ce qu'il rencontre comme un éléphant dans un magasin de porcelaine.


Crédit photo : ESA/ Envisat

Sur la photo ci-dessus, prise le 16 mai 2005, vous pouvez voir B15A qui s'approche dangereusement du glacier Aviator, qui s'avance dans la mer de 25 km, en haut à gauche de la photo. B15A a déjà détruit une partie du glacier Drygalski visible en bas de l'image. Deux bouts du glacier Drygalski flottent de part et d'autre de B15A ...


Crédit photo : NOAA

La photo ci-dessus a été prise le 27 octobre 2005. On peut voir B15A s'approcher dangereusement du cap Adare.


Crédit photo : NOAA

Et enfin, sur la photo ci-dessus, prise le 31 octobre 2005, on peut voir que B15A a enfin fini par se briser en de multiples morceaux, dont les trois plus gros : B15M, B15P et B15N.

C'est un soulagement : B15A n'existe plus et a arrêté de tout détruire sur son passage ...

Pour en savoir plus :
1. Wild Iceberg Tears up Antarctica (Live Science)
2. Huge Iceberg Breaks Apart in Antarctica (Live Science)

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samedi, octobre 01, 2005

La banquise se retrécit



Il reste aujourd'hui seulement 5,3 millions de kilomètres carrés de banquise dans l'océan Arctique, contre 7,5 millions en 1978. En dépit de fluctuations d'une année à l'autre, ce quatrième record consécutif étaie l'hypothèse d'un phénomène à long terme de réduction des glaces de mer en Arctique...

En Arctique, tous les clignotants sont au rouge : la période de fonte annuelle a démarré cette année avec 17 jours d'avance sur la moyenne des cinquante dernières années. La température de l'air a gagné 2 à 3 °C par rapport à la moyenne sur la majeure partie de l'océan Arctique. Et la surface de banquise recule vite.

«Le volume de glace qui fond est une donnée essentielle dans la compréhension des échanges entre l'océan et l'atmosphère», analyse Pascal Gilles, responsable de la mission Cryosat à l'Agence spatiale européenne, un satellite qui doit être lancé le 8 octobre pour étudier les glaces polaires d'Arctique et d'Antarctique. «L'eau douce ne possède pas la même densité que l'eau de mer et peut donc altérer la circulation des courants, qui joue un rôle essentiel dans le climat.»

Ce texte est un extrait de l'article de Denis DELBECQ paru hier dans Libération

Pour en savoir plus :
1. Sea Ice Decline Intensifies (NSIDC)
2. National Snow and Ice Data Center
3. Sea Ice (NSIDC)
4. Tout va très bien, madame la banquise, tout va très bien (Libération)

Crédit photo : NASA

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samedi, août 06, 2005

Effondrements dans la plateforme glaciaire Larsen-B



En février 2002, la plateforme glaciaire Larsen-B en Antarctique s'est effondrée d'un coup sur une surface de 3250 km2 (trois mille deux cent cinquante kilomètres carrés), soit une surface plus grande que celle du Luxembourg. Le NSIDC présente une animation de l'événement.

Ces dernières années, la plateforme glaciaire Larsen-B aura perdu au total une surface de 12500 kilomètres carrés. La glace à cet endroit mesure quand même 220 mètres d'épaisseur, soit plus des deux tiers de la tour Eiffel ...

Un telle disparition de plateforme glaciaire ne s'est jamais produite dans les 10000 dernières années, selon le Professeur Eugene Domack, du Hamilton College de Clinton (Etat de New York).

Cette zone de la péninsule Antarctique est considérée par les chercheurs comme un des endroits de la Terre où le réchauffement climatique est le plus prononcé. La température s'est élevée de 2°C dans les cinquante dernières années dans la zone de la péninsule.

Pour en savoir plus :
1. Stability of the Larsen B ice shelf on the Antarctic Peninsula during the Holocene epoch (Nature)
2. Antarctique: une fonte des glaces jamais vue depuis 10.000 ans (Yahoo news)
3. Dramatic collapse of Antarctic ice shelf linked to global warming (Yahoo news)
4. The National Snow and Ice Data Center (NSIDC)
5. Animation of Larsen B breakup, 31 January to 7 March 2002(NSIDC)

Crédit photo : AFP/NSIDC

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dimanche, mars 20, 2005

Le recul du glacier de Riggs




Les deux photos ci-dessus sont prises du même endroit dans le Glacier Bay National Park en Alaska, la première en 1941, la deuxième en 2004, 63 ans après.

L'effet du réchauffement global saute ici aux yeux. Le glacier de Riggs a reculé tout au fond du Muir Inlet, et la végétation (visible au premier plan) s'est fortement développée depuis 1941.

Pour en savoir plus :
1. Shrinking glaciers evidence of global warming - 1941 (SFGate.com)
2. Shrinking glaciers evidence of global warming - 2004 (SFGate.com)

Photos USGS

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mardi, mars 15, 2005

Les neiges du Kilimanjaro



Les neiges du Kilimanjaro sont en train de disparaître ...

Certains soutiennent que c'est dû à la déforestation, mais moi, on ne m'enlèvera pas de l'idée que le réchauffement global de la planète y est pour quelque chose.

Les deux photos ci-dessus sont séparées de juste sept ans ...

Pour en savoir plus :
1. Réchauffement climatique: le sommet du Kilimandjaro presque sans neige (Yahoo news)
2. Melting Snows of Kilimanjaro (Earth Observatory)
3. The Ice of Kilimanjaro (Usenet.com)
4. The peak of Mt Kilimanjaro as it has not been seen for 11,000 years (The Guardian)

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Rajout du 16 juin 2006 :

Les commentaires récents de Patrick m'amènent à apporter les précisions suivantes.

Au sommet du Kilimandjaro, il y a de la neige (saisonnière) et un glacier, que l'on appelle aussi "neiges éternelles". L'enneigement varie en fonction des précipitations, mais le glacier est en retrait constant, comme le montrent les relevés de la carte ci-dessous dessée par la Ohio State University, suite à une expédition réalisée en 2000 :

retreat-map.jpg


Ce glacier s'appelle "Les neiges du Kilimanjaro", depuis le célèbre roman d'Ernest Hemingway, mais c'est un glacier.

Alors, il faut reconnaître que les deux photos qui illustrent cet article sont trompeuses, parce qu'on ne peut pas distinguer dessus la neige de la glace. D'ailleurs, le site Earth Observatory de la NASA (d'où viennent ces deux images), a changé le titre de son article. Avant, il s'appelait "Melting Snows of Kilimanjaro", maintenant, c'est devenu "Snow and Ice on Kilimanjaro ".

Alors, pour résumer :
(1) Le glacier du Kilimandjaro est bien en retrait constant suite au réchauffement climatique, comme en témoigne l'étude récente menée par la Ohio State University.
(2) Il y a par ailleurs des précipitations de neige saisonnières, qui fondent régulièrement à chaque saison chaude.

D'ailleurs, sur cette photo prise par Neil Wallace le 10 mars 2006, on peut voir qu'il neige encore de temps en temps sur le Kilimandjaro :

Kilimandjaro.jpg

Pour en savoir plus :
1. Total Area Of Ice On Kilimandjaro (Ohio State University)
2. Tanzania - Mt. Kilimanjaro (2000) (Ohio State University)

Crédit photos : NASA et Neil Wallace

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