dimanche, juin 11, 2006

Les nuages nacrés



Les nuages nacrés (noctilucent en anglais) se forment au sein de la stratosphère. Ils tirent leur nom de leurs irisations, qui ne sont pas sans rappeler celles de la nacre. Ces irisations sont particulièrement marquées quand le soleil se trouve à quelques degrés en-dessous de l'horizon.

Flottant à 80 kilomètres d’altitude, ces nuages nacrés ont la particularité de continuer à briller au-dessus de paysages par ailleurs plongés dans l’obscurité. Ils furent observés pour la première fois en 1885, par l’astronome amateur Robert Leslie. A l’époque, on pensait qu’il s’agissait d’une conséquence de l’éruption du volcan Krakatoa. Aujourd’hui, comme les nuages nacrés gagnent sans cesse du terrain, on les attribue volontiers au réchauffement climatique et à l’activité humaine. (définition de Futura-Sciences)


La NASA va lancer cette année le satellite AIM (Aeronomy of Ice
in the Mesosphere) qui va permettre de mieux comprendre les nuages nacrés, et pourquoi il y en a de plus en plus.

En plus du CO2, l'activité humaine envoie du méthane dans la haute atmosphère. Une fois que le méthane arrive là-haut, le Soleil casse la molécule et forme de l'eau. C'est donc une source supplémentaire de vapeur d'eau en plus de la vapeur d'eau qui monte de la surface, explique le Dr James Russell de Hampton University, en Virginie. Cette eau va former de petits cristaux qui vont former les nuages nacrés. La mésosphère est déjà très froide (-125°C), mais les chercheurs pensent qu'elle devient encore plus froide.

Les mesures qui vont pouvoir être réalisées avec le satellite AIM vont nous permettre de mieux comprendre les mécanismes des nuages nacrés et leur incidence sur le changement climatique.

En attendant, vous pouvez aller contempler les "noctulicent clouds" sur le site de Pekka Parviainen, c'est magnifique.

Pour en savoir plus :
1. Mission to target highest clouds (BBC news)
2. Mysterious glowing clouds targeted by NASA (New Scientist)
3. Noctilucent Clouds (Laboratory for Atmospheric and Space Physics)
4. AIM mission (Hampton University)
5. Noctilucent cloud (Wikipedia)
6. Strange Clouds (NASA)
7. 2006 Noctilucent Cloud Gallery (SpaceWeather)
8. Nuage nacré (Futura-Sciences)

Crédit photo : Pekka Parviainen

2 Comments:

Blogger Patrick said...

"En plus du CO2, l'activité humaine envoie du méthane dans la haute atmosphère". Il me semblait que c'était la décomposition des végétaux qui produisait le plus de méthane... Et ce n'est pas une activité humaine, ça, que je sache...

mardi, 27 juin, 2006  
Blogger Luc said...

@ Patrick : Tu as raison, une partie du méthane présent dans l'atmosphère est d'origine parfaitement naturelle, provenant notamment des zones humides (marécages, marais, etc) et...des termites !

Mais l'homme y rajoute sa part. Le méthane d'origine humaine provient :

- pour une part de la combustion, notamment des brûlis en zone tropicale (la combustion du bois est toujours une combustion imparfaite, qui libère dans l'atmosphère des composés mal ou pas brûlés, dont du méthane),

- de l'élevage des ruminants (vaches, moutons, chèvres, yaks...), car les aliments qu'ils ingèrent fermentent dans leur estomac, en dégageant du méthane (à titre informatif il y a environ 20 millions de bovins en France : le poids des vaches est supérieur au poids des hommes !),

- de la culture du riz, car les zones humides en général émettent du méthane (comme nos marécages : les feux follets ne sont rien d'autre que la combustion spontanée du méthane produit au fond des marécages, là où les plantes pourrissent sans air),

- des décharges d'ordures ménagères (encore le pourrissement) et du compostage,

- des exploitations pétrolières et gazières, à cause des fuites de gaz naturel.

Source : Jean-Marc Jancovici

mardi, 27 juin, 2006  

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