samedi, mai 07, 2005

Bush s'en prend aux forêts américaines



Jeudi, l'administration Bush a mis fin a une des mesures les plus significatrices du gouvernement Clinton : l'interdiction d'ouvrir des routes, d'abattre des arbres et de développer des activités industrielles dans les Forêt Nationales Américaines. Cette mesure de "forêt sans route" concernait 31% de toutes les forêts nationales américaines, principalement en Alaska et dans l'ouest des Etats-Unis.

Ceci va permettre l'abattage de ce patrimoine, ainsi que l'exploitation pétrolière dans ces zones jusque là préservées.

Comme je disais récemment à l'un de mes amis lors d'un dîner : "Quel enfoiré, ce Bush!"

Pour en savoir plus :
1. Bush removes logging barrier (USA Today via Yaho News)
2. Bush ends development ban in national forests (Yahoo news)
3. Forests Forever (Gaïa : bulletin de santé )

Crédit photo : Chuck Pezeshki pour Heritage Forests Campaign

Libellés :

8 Comments:

Blogger Jack said...

Je viens de passer quelques jours avec 2 ados, et j’ai tenté de comprendre le monde qu’ils envisagent pour dans 50 ans et bien tu sais : ils ne l’imaginent justement pas.
Quand nous avions 15 ans comment imaginions-nous le mode dans 50 ans : avec plein de nouvelles inventions, des voyages interplanétaires, une démographie maîtrisée en gros l’avènement de la CIVILISATION et la fin de la BARBARIE.
Dans bien des domaines la civilisation n’a pas avancé d’un millimètre, dans beaucoup d’autres la barbarie à gagné du terrain : nous serions-nous complètement planté ?

Alors il y a une question que j’aimerais poser aux philosophes :
L’homme est-il capable d’agir pour maîtriser l’avenir de sa race ?
si la réponse est oui alors il est effectivement plus que l’animal,
si la réponse est non alors il est moins que l’animal.
Il resterait une position médiane : c’est un animal.
(comme les autres en fait, juste avec un complexe de supériorité)
Tout porte à penser que la réponse est NON, malheureusement.

lundi, 09 mai, 2005  
Blogger Luc said...

"J’ai tenté de comprendre le monde qu’ils envisagent pour dans 50 ans et bien tu sais : ils ne l’imaginent justement pas"

C'est terrifiant, ce que tu me dis là...

Terrificant, mais peut-être compréhensible. Même moi, j'ai du mal à imaginer à quoi ça va ressembler le monde, dans cinquante ans.

Tiens, je viens de réaliser que, depuis quelques temps déjà, je ne réussis plus à avoir une "vision" du futur qui ressemble à quelque chose.

A quelque chose de présentable, en tous cas.

Ca m'est arrivé quand, cette cécité ? J'ai rien vu venir.

A méditer.

mardi, 10 mai, 2005  
Blogger Jack said...

Il y a deux raisons pour ne plus être capable d’imaginer le futur : l’accélération est telle que 50 ans est trop lointain pour avoir la moindre idée aujourd’hui : çà c’est la plus optimiste.
Nous préssentons que le futur sera très détérioré par rapport au présent et refusons de l’envisager : c’est la version pessimiste.

WB autorise donc la destruction de forêts protégées pour accéder aux champs pétrolifères de l’Alaska. Il aurait aussi bien pu prendre des mesures pour baisser la consommation de pétrole aux USA, il y a de quoi faire.
Il a sans doute estimé qu’il était politiquement moins risqué de sacrifier quelques animaux sauvages que de demander à ses concitoyens obèses de faire quelques sacrifices sur la puissance de leur 4x4. Du point de vue purement politique, il est hélas dans le vrai. A moins qu’il ne s’agisse d’enrichir encore un peu plus ses amis du pétrole, va savoir !
Et vogue la galère.

mercredi, 11 mai, 2005  
Blogger Patrick said...

A propos de ta remarque "Quel enfoiré, ce Bush", il me semble (ou ai-je révé) t'avoir entendu dire ça déjà une fois ou deux ;-)

mercredi, 11 mai, 2005  
Blogger Patrick said...

Intéressante, cette question sur la visualisation de l'avenir.

A une époque, j'ai travaillé sur des "plans à long terme" pour la société qui m'employait. Il s'agissait de se projeter non pas 50 ans, mais juste 10 ans en avant. Croyez-moi, l'exercice n'était pas facile. Mais il existe un certain nombre de méthodes pour cerner le sujet. Je ne vais pas faire un cours de futurologie ici, mais je peux vous dire que l'exercice est souvent éclairant et permet de mieux orienter une stratégie. Il n'en reste pas moins qu'on fait surtout de l'extrapolation : les ruptures sont par essence imprévisibles, or ce sont sans doute les plus "transformantes"...

Une autre chose est que l'anticipation n'est pas donnée à tout le monde. Pour certains, l'horizon temporel est la journée. Pour d'autres, c'est la semaine. Rares sont ceux qui atteignent le mois. Ceux qui sont capables d'avoir une vue à un an sont l'exception. 10 ans, c'est impossible, sauf à travailler très fort le sujet (et souvent en groupe pour mettre plusieurs cerveaux en coopération). Alors, 50 ans ! ! !

Pourtant, le sujet m'amuse. Je vais essayer d'y cogiter un peu, et je vous présenterai le fruit de mes réflexions.

mercredi, 11 mai, 2005  
Blogger Patrick said...

Jack, je me demande si la capacité à assurer la pérennité du genre humain est un critère ou non de supériorité ou d’infériorité sur l'animal... Certains animaux sont sur Terre depuis des centaines de millions d'années (trilobytes par exemple). Ils seront peut-être là dans plusieurs centaines de millions d'années, bien après que l'humanité sera éteinte. Mais en dehors d'être là, les trilobytes ne font pas grand chose, me semble-t-il... Est-ce le seul fait d'exister et de survivre qui est le critère principal ?

Plutôt que d'"être", ne serait-ce pas la capacité de "faire" qui serait plus déterminante ?

mercredi, 11 mai, 2005  
Blogger Jack said...

Si, c'est "faire" qui est l'important : une multitude de micro-organismes ont produits et continuent de produire infiniment plus que nous, sans pour autant détruire d'autres espèces. On trouve des trilobites partout, mais que retrouvera-t-on de toutes nos créations dans quelques centaines de millions d'années.
En comparaison, nous risquons en effet d'être un simple flash.
Çà ne manque pas de panache, mais quel est le but ultime de la vie, si ce n'est durer ?

"Parce que c'est encore plus beau, lorsque c'est inutile" pour plagier Cyrano?

samedi, 14 mai, 2005  
Blogger Luc said...

Je pense malgré tout que la race humaine est une race qui a une capacité de survie et d'adaptation au delà de tout ce qu'on peut imaginer. Et que ça va être très dur pour nos descendants, mais qu'une minorité arrivera sans doute à survivre. Je vous rappelle que nos ancêtres ont quand même survécu à un certain nombre de glaciations pas franchement conviviales. Je suis d'accord pour constater que l'homo sapiens "occidental" est devenu tellement dépendant à la technologie qu'il a peu de chances de s'en sortir, mais ce n'est pas le cas de toutes les ethnies humaines qui peuplent notre belle planète. D'autres, je pense, sont bien mieux armés pour survivre à des conditions soudainement très dures.

La race humaine, finalement, ne sera sans doute pas qu'un flash. Mais ça va pas rigoler tous les jours non plus ...

samedi, 14 mai, 2005  

Enregistrer un commentaire

<< Home