mardi, septembre 27, 2005

Verbatim



Sir John Lawton, chairman le la "Royal Commission on Environmental Pollution" pense que la violence de Katrina et Rita est dûe au changement climatique.

Pour en savoir plus :
1. This is global warming, says environmental chief (The Independent)
2. Royal Commission on Environmental Pollution
3. Des cyclones de plus en plus violents (Gaïa)

Crédit photo : NOAA

6 Comments:

Blogger Jack said...

Si nous en croyons le NOAA
US Hurricane strike et que nous cherchons une signification statistique à cette série, nous n’en trouverons pas. Alors de 2 choses l’une : ou bien ces données sont faussées, où bien rien de prouve que la fréquence et la force ont significativement augmenté depuis qu’on les mesure. Même si l’eau de surface est plus chaude, on ne voit aucune tendance à l’augmentation, si ce n’est l’apparition de cyclônes de classe 5 à partir de 1930 seulement. Si par contre on additionne les classes 3,4&5 : rien de statistiquement significatif.

mercredi, 28 septembre, 2005  
Blogger Patrick said...

Merci, Jack, c'est quand même utile de se référer aux données. celles fournies par le NOAA ne montrent pas d'amplification des cyclones depuis 50 ans, ni en quantité, ni en puissance. On pourrait même entrevoir une accalmie depuis le pic des années '50...

S'il y a un réchauffement de la planète, il ne semble pas avoir d'impact sur la fréquence ou la puissance des cyclones... Comme le dit notre bon ami "W".

jeudi, 29 septembre, 2005  
Blogger Luc said...

Hé hé, là encore, si on veut faire des stats, il faut d'abord définir que quoi on parle ...

Les stats citées par Jack ne concernent que les cyclones qui ont touché terre aux U.S.. Et, là, c'est comme à la roulette ... Le cyclone va-t-il tourner à droite, ou à gauche ??? L'analyse globale mondiale est statistiquement significative, et cette tendance lourde se retrouve dans l'achantilonnage des cyclones qui touchent terre.

Ce dont parlent tous les rapports, c'est de l'augmentation de la violence des cyclones en général qu'ils touchent terre ou pas !

Dans le lien cité par Jack, un seul tableau se réfère aux tempêtes tropicales en général, qu'ils touchent terre ou pas. Il est éloquent !

Je vous cite un extrait de l'analyse parue dans TIME cette semaine :

"Two weeks ago, a team of scientists that included Curry and Holland published a study in the journal Science that surveyed global hurricane frequency and intensity over the past 35 years. On the whole, they found, the number of Category 1, 2 and 3 storms has fallen slightly, while the number of Categories 4 and 5 storms--the most powerful ones--has climbed dramatically. In the 1970s, there were an average of 10 Category 4 and 5 hurricanes a year worldwide. Since 1990, the annual number has nearly doubled, to 18. Overall, the big storms have grown from just 20% of the global total to 35%. "We have a sustained increase [in hurricane intensity] over 30 years all over the globe," says Holland."

Evidemment, cette analyse n'est pas limitée "aux cyclones qui ont touché le territoire des Etats-Unis" ...

Bon, en tous cas, moi, je serais plutôt de l'avis de Sir John Lawton, chairman de la "Royal Commission on Environmental Pollution" de sa gracieuse Majesté. Pas toi, Patrick ? Tu m'étonnes ... :-)

jeudi, 29 septembre, 2005  
Blogger Luc said...

Max Mayfield, directeur du National Hurricane Center à Miami serait plutôt de votre avis : l'augmentation de la violence des cyclones (qu'il ne discute pas, lui non plus), n'aurait rien à voir avec le réchauffement climatique. Selon lui, cela ferait partie d'une fluctuation cyclique normale.

- Euh ... voyons ... Miami, c'est en Floride ?
- Ben oui.
- Et le gouverneur de la Floride, c'est bien Jeff Bush, le frère de l'autre ?
- Ben oui, pourquoi ?
- Non, non, pour rien ...

jeudi, 29 septembre, 2005  
Blogger Patrick said...

En fait, je ne donne pas un crédit particulier aux "scientifiques".

Il y a dans cette population le même ratio de gens honnêtes et malhonnêtes que dans la population des bouchers, des ecclésiastiques, des militaires ou des politiques, etc. Il me semble évident que la tentation est forte pour des scientifiques d'"arranger" leurs données pour avoir accès aux médias, aux publications, aux crédits de recherche, à une augmentation de salaire, à une meilleure reconnaissance de leurs pairs, etc.

Ce n'est pas parce qu'un politique dit quelque chose que je le crois d'emblée. Et ce n'est pas parce qu'un scientifique (fut-il anglais) dit quelque chose que je le crois d'emblée...

J'ai lu récemment un article dans "Scientific American" qui présentait les résultats d'un sondage auprès des "scientifiques", leur demandant de dire franchement (et anonymement) s'ils avaient jamais fauté vis-à-vis de l'éthique scientifique. Près de 50 % ont avoué l'avoir fait à un moment ou à un autre (de façon plus ou moins grave)... Et l'article suspecte que bon nombre de ceux qui sont coutumier du fait ne l'ont pas avoué, même sous couvert de l'anonymat...

Ces gens-là sont avant tout des humains, avant d'être scientifiques !

jeudi, 29 septembre, 2005  
Blogger Jack said...

Je vois que mon lien déchaîne les commentaires.
Tout d’abord, il est clairement indiqué qu’il s’agit des cyclônes qui frappent le sol des E.U., l’affaire est entendue. Il s’agit quand même d’un échantillon « représentatif » et à moins de penser que Dieu protège l’amérique, on est fondé à se demander pourquoi globalement les cyclones augmentent en nombre et intensité sauf aux USA ?
Mais bon je n’y connais rien en météo et encore moins en climatologie, mais j’ai quand même l’impression que les climatologues ne comprennent pas tout non plus. Je viens de lire un article qui révèle que l’on trouvait curieusement une baisse de température de l’atmosphère (observation satellite), alors que la température terrestre était mesurée en hausse, et bien ils s’étaient trompés figurez-vous en fait la température de l’atmosphère augmente aussi…
Je ne vais pas disserter sur l’honnéteté intellectuelle des scientifiques, comme Patrick. Je pense, par contre, que la vulgarisation a sans doute tendance à transformer des hypothéses de travail des scientifiques en certitudes dans les médias.
Luc le tableau que tu affiches dans ton commentaire est très étrange car il affiche côte à côte des moyennes sur des durées aussi différentes que 10 et 115 ans, cette façon de présenter les chiffres me semble biaisée, de plus la petite phrase au fond, pourrait bien être la cause de la progression apparente de cette série.
La présentation des résultats du tableau des cyclônes touchant le sol américain me, semble plus conforme à l’idée que je me fais d’une représentation honnète de données.

jeudi, 29 septembre, 2005  

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